UN GROS DOIGT A WALL STREET!
J’ ai eu un rire nerveux ce matin en lisant un article sur Wall Street . Comme on dit dans le jargon de la bourse , « faire un gros doigt » c’est se tromper lourdement en passant un ordre de bourse.
Un trader d’une grande banque américaine ( info non confirmée par cette banque ) aurait confondu 16 millions d’actions avec 16 milliards en passant un ordre électronique en bourse. Résultat il a fait baisser la capitalisation boursière de 1000 milliards dans ce laps de temps de quelques secondes avec l'effet des ordres « stop » et des automates que cela a entraîné.
…De la folie pure ! Comment peut on encore laisser ce genre de catastrophe se produire ? Comment la régulation et le contrôle des paramètres des machines de cette banque et de l’organisme de marché peuvent ils à ce point être défaillants. Aujourd’hui grâce ou à cause des automates, les transactions se déroulent à la nanoseconde.
Plus de 60% des transactions sont initiées par des programmes informatiques.
Cela me fait penser au dessin animé FANTASIA ou Mickey ayant pris la baguette magique fait travailler des balais avec des seaux remplis d’eau , et Mickey s’endormant les balais continuent de déverser leurs seaux. Et ils continuent, continuent … inondés dans un mètre d’eau, ils continuent …..
La finance aujourd’hui est dans cette configuration où la machine se moque de la réalité, elle reproduit l’opération autant que possible quelle que soit la configuration du réel. Et lorsque l’on allume le poste de télé le gentil journaliste nous dit que les gouvernements vont prendre des mesures pour RASSURER les marchés. Les opérateurs de marché ont besoin de volatilités pour gagner de l’argent et non son contraire.
Pendant ce temps on dit aux Grecs d’aller se faire voir…
On ne cherche pas à rassurer les gens par de justes et bonnes mesures, mais à les faire payer.
Si l’on veut ( et nous devons ) retrouver plus de raison et de vertu sur les marchés, il est impératif de commencer par stopper les automates de marchés qui ne profitent uniquement aux gros spéculateurs et provoquent des effets papillons par leurs interconnexions mondiales . Ensuite d’augmenter les déposits pour être en lien avec les réalités économiques.
On pourrait être idéaliste et écolo en interdisant la spéculation sur les matières premières indispensables aux pays pauvres comme les produits agricoles par exemple. Instaurer une taxe sur les transactions comme certains à gauche (même très à gauche) le réclament ne me parait pas être la bonne solution car c’est laisser le cœur du réacteur continuer et le risque d’une marée noire financière n’en sera pas pour autant écarté. C’est accepter le système !
La finance spéculative est un univers dont les mécanismes ne sont pas suffisamment connus et compris par les politiques, il est de leur rôle et de leur responsabilité de prendre des mesures courageuses.



