Revue de Presse

Qu'est-ce qu'un laboratoire d'idées? Qu'est-ce qu'un parti dynamique?

Un parti jeune, qui travaille, qui réfléchit et qui ose?

Le Mouvement Démocrate peut -être...

Merci Presse Océan!

-cid_image002_jpg-01CB03D2.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a accordé ce jeudi un entretien à l'hebdomadaire l'Express :

L'Express : Quelles relations entretiennent le MoDem et les libéraux démocrates du Lib-Dem au Royaume-Uni ?

Marielle de Sarnez : Des liens de proximité existent déjà entre le Lib-Dem et le MoDem puisqu'ils sont tous deux représentés au sein du groupe parlementaire européen, l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). On connaît Nick Clegg, le leader du Lib-Dem, depuis longtemps. On a travaillé avec lui et participé à des réunions mutuelles en France et en Grande-Bretagne. Il a participé à nos universités d'été.


L'Express : Un succès de Nick Clegg aux élections britanniques pourrait-il relancer le MoDem ?

Marielle de Sarnez : On ne peut mélanger la politique britannique et la politique française. Nick Clegg n'a besoin de personne pour conduire sa politique, il n'a pas besoin de parrainage du MoDem. Il est vrai que le Lib-Dem a un positionnement similaire dans le sens où on considère tous les deux qu'on peut rechercher une voie politique nouvelle. Nous pensons comme le Lib-Dem qu'il existe un espace politique au centre qui peut apporter de meilleures réponses aux problèmes économiques et sociaux très lourds qu'on constate à l'échelle nationale et européenne. Nous ne sommes pas condamnés à cette organisation bipolaire de la vie politique.
FrancoisBayrouetNickClegg.jpg
L'Express : Le vent semble tourner au Royaume-Uni, cela pourrait-il le cas en France ?

Marielle de Sarnez : Cette tentative du Lib-Dem d'imposer une voie nouvelle dans le traditionnel affrontement gauche-droite, comme le MoDem l'a fait en 2007, est intéressante à analyser. Cette réflexion est également engagée par plusieurs intellectuels aux Etats-Unis, où on se pose aussi la question d'une véritable alternative entre les Républicains et les Démocrates. Je pense que cette appétence pour une offre nouvelle existe en Europe. Il faut que des attentes soient là et qu'il y ait un projet pour y répondre, c'est ce que tente de montrer Nick Clegg au Royaume-Uni.

Propos recueillis par Emilie Cailleau.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

logo_ouestfrancefr.png 23 janvier 2010

Pont mobile, transbordeur ou un téléphérique ?

Le dessinateur italien Alessandro Gatto imagine à sa façon, poétique sans doute, un téléphérique reliant les deux rives de la Loire.

Un nouveau franchissement de la Loire semble s'imposer du côté de la pointe ouest de Nantes. Mais quel ouvrage construire ? Le débat est ouvert.


Un nouveau franchissement au-dessus de la Loire dans le cadre du plan de déplacement urbain

La question du franchissement de la Loire passionne le Nantais. Il suffit d'évoquer la perspective, à dix ou quinze ans, de la nécessité d'un nouveau lien au-dessus du fleuve pour susciter la passion et l'engouement.

Actuellement, Nantes métropole est en pleine réflexion pour élaborer son Plan de déplacement urbain, pour 2011-2020. Dans cette optique, elle étudie diverses possibilités. Et les idées ne manquent pas.

À l'origine du débat, il y a le projet de la ligne 5 de tramway ou busway. Elle doit relier la gare sud à Chantenay en traversant l'île de Nantes par sa longueur d'est en ouest.

Dès l'automne 2008, Jean-Marc Ayrault, le député-maire, évoque la nécessité dans l'hypothèse d'une ligne 5, de la construction d'un pont entre l'actuel pont Anne-de-Bretagne et la pointe ouest de l'île (hangar à bananes).

Un pont mobile, pivotant ou levant...

À l'époque un pont mobile semble l'emporter. Mais pas un pont fixe pour ne pas couler la vocation fluviale de la cité, dont le Tout-Nantes se gargarise. On parle d'un ouvrage pivotant ou levant. Comme il en existe un peu partout dans les ports (à Lorient, à Saint-Malo, Amsterdam, par exemple). Et ça fonctionne !

Dans cette veine, un lecteur Claude Loirant préconisait en novembre dernier, un pont pivotant, à haubans, « reprenant l'image de mâture et des haubans des vieux voiliers. Ce serait une image forte... »

Ou un pont transbordeur high-tech...

En matière d'image forte et de rappel du passé, les Transbordés eux font très forts. Ils veulent tout simplement édifier un pont transbordeur du XXIe siècle, pour transbahuter au-dessus de la Loire, véhicules et autres bus. L'équipement serait un clin d'oeil au passé, et un défi technologique pour le futur. Et grâce à la rue marchande implantée sur le tablier tout en haut, la rentabilité est assuré selon ses concepteurs qui ont présenté leur projet à la ville de Nantes et à Nantes métropole sans les convaincre, semble-t-il.

À moins qu'un téléphérique ne remporte les suffrages

Aujourd'hui, ce qui revient en force, c'est le téléphérique, qualifié de tram aérien. Depuis 2008, le Modem défend le transport par câbles aériens, contre vents et marées. L'idée a d'abord été repoussée d'un haussement d'épaule. Changement de cap aujourd'hui puisque Jean-Marc Ayrault vient de lancer une étude sur la possibilité d'établir une liaison téléphérique entre l'île de Nantes et les deux rives de la Loire.

Les avantages ? « Ils sont triples », clame Isabelle Loirat, conseillère municipale d'opposition (Modem, Cap 21) « Ce n'est pas cher. De 4 à 7 millions d'euros le kilomètre, contre 30 millions le kilomètre de tram. Ça consomme très peu d'énergie et cela renvoie donc très peu de CO2 dans l'atmosphère. Enfin, ce système peut transporter à l'heure autant de passagers qu'un tramway au sol. »

Par câble de Rezé à Nantes...

« Le téléphérique pourrait aller de Rezé à Nantes, en reliant sur 4 kilomètres la ligne 2 ou 3 à la ligne 1. » Imaginez l'usager venant de Bouguenais, descendant du tram à Pont-Rousseau (Rezé) pour monter dans une cabine de téléphérique qui va l'amener quai de la Fosse, où il va reprendre le tramway, direction Saint-Herblain. Séduisant au moins sur le papier !

Les téléphériques, contrairement à ce que croit souvent le grand public, ne sont pas réservés à la montagne. Une poignée de grandes villes du monde entier en sont dotées. Citons New-York, Medellín (en Colombie), Alger, Rio... Nantes les suivra-t-elle ?

Philppe GAMBERT.

.


logo_presseoceanfr.png

21 janvier 2010

L'option téléphérique

Pour Isabelle Loirat (MoDem), l'appareil le mieux adapté à Nantes pourrait ressembler à la télécabine de Lisbonne, mise en service en 1998.

L'idée d'une liaison par câble entre l'île de Nantes et les deux rives de la Loire va être mise à l'étude.

Jean-Marc Ayrault l'a annoncé il y a quelques jours, au micro de nos confrères de France Bleu : les services de Nantes Métropole ont été chargés de lancer une étude sur la possibilité d'établir une liaison téléphérique entre l'île de Nantes et les deux rives de la Loire.

« Nous sommes en train de préparer notre nouveau plan de déplacements urbains, et nous n'excluons aucune technologie en terme d'innovation pour développer l'offre de transport public, a expliqué le maire de Nantes. Le téléphérique fait partie des recherches que font un certain nombre de grandes villes. Avant de dire que ce n'est pas faisable, il faut étudier ».

Une idée du MoDem
L'idée d'un téléphérique pour relier la pointe de l'île de Nantes à la butte Sainte-Anne a été lancée lors de la campagne pour les municipales de 2008, par la liste MoDem. « À l'époque, on nous avait pris pour des farfelus, se souvient Isabelle Loirat, conseillère municipale. Mais nous avons toujours cru à ce projet, et nous avons continué d'y travailler ».« Il s'est montré très intéressé et nous a dit qu'il était prêt à lancer une étude », raconte Benoît Blineau. « On l'a senti séduit par l'aspect pionnier du câble, comme Nantes l'a été pour le tramway ou le BusWay », ajoute Isabelle Loirat.

Moins cher et écolo
La construction d'un téléphérique permettrait de résoudre le casse-tête que constitue le franchissement de la Loire à cet endroit.

En début de mandat, le maire de Nantes avait évoqué la construction d'un pont, réservé au tramway, entre la pointe de l'île de Nantes et le bas-Chantenay. Mais avec le report du projet de ligne 5 du tram, la réalisation d'un pont, très complexe, ne se justifie plus vraiment.

En outre, une liaison par câble coûterait « quatre à cinq fois moins cher », assurent les élus MoDem, qui ne tarissent pas d'éloges sur ce mode de transport « moderne, non polluant et ayant peu d'impact sur le paysage ».

Étude comparative
L'étude lancée par Nantes Métropole va d'abord consister à « regarder ce qui se fait ailleurs, dans de grandes villes françaises et européennes », pour ensuite comparer l'option câble avec d'autres solutions possibles pour relier les deux rives de la Loire. « Mais cela ne va pas se faire en six mois », insiste-t-on dans l'entourage de Jean-Marc Ayrault. « L'important, c'est qu'une étude soit lancée », se réjouit Isabelle Loirat.

En novembre dernier, les deux élus centristes nantais ont présenté le fruit de leurs réflexions à Jean-Marc Ayrault.
Xavier Boussion

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Conférence-débat 
Restaurant Le Carafon
7 rue Voltaire à Nantes
 mardi 17 novembre à partir de19h30.

André Ollivro, ancien président de l'association "Halte aux marées vertes" présentera son livre : Le scandale des algues vertes, illustré par Nono et préfacé par Roger Gicquel, paru en 2009 aux Éditions du temps de Nantes.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

 

Le mercredi 25 novembre 2009  Sainte-Luce-sur-Loire, Salle Renée-Losq-Place du Général-de-Gaulle,  À 20h30


Pour ou contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes?


Débat public animé par Thierry Guidet, directeur de la revue Place Publique

4 grands thèmes :

- enjeux économiques à l'échelle de la région

- le volet social et environnement du projet

- la sécurité

- le financement et l'argent public

Lors de ce débat contradictoire, Michel Tarin (Solidarité écologie) et Dominique Fresneau (Acipa) présenteront les arguments contre le projet du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le président du Comité Economique et Social, 2 vices-présidents du conseil régional et une association opposée au survol de l'agglomération nantaise présenteront les arguments en faveur du projet.

Infos pratiques...

Gratuit

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    

La candidature Blair à la tête de l'Europe est révélatrice des dérives de l'Union, par Sylvie Goulard

Le diable n'est pas toujours dans les détails. Parfois, il perturbe les choix essentiels, comme en ce moment dans l'Union européenne (UE). Celle-ci n'est pas seulement un grand marché. Les traités successifs n'ont cessé de rappeler les valeurs qui la fondent : la suprématie du droit, la liberté, la démocratie, la solidarité.
A
ce stade de sa construction, dans un monde qui se rétrécit, l'Union doit défendre ses intérêts sans sacrifier ces valeurs : ce n'est pas la gestion conjointe du charbon et de l'acier, pas plus le Marché commun qui ont permis aux Européens de transformer un continent belliqueux en un espace de coopération supranationale sans équivalent. C'est le respect de la personne humaine et la volonté de bâtir une société pacifiée, équitable. Le défi des années à venir consiste à mettre plus de droit et de justice dans la jungle mondiale, conformément à ces valeurs. La tâche est immense, surtout quand le changement climatique s'accélère, quand la raréfaction des ressources aiguise les rivalités.

Or, au moment de choisir le premier président du Conseil européen, les valeurs européennes semblent soudain secondaires. Il est assez incroyable que le nom de Tony Blair ait circulé. L'homme est brillant, nul ne le conteste ; il "communique" bien mais, des années durant, dans ses discours sur l'Europe à Varsovie, Oxford ou Bruxelles, il a reproché à l'UE de parler au lieu d'agir, de ne pas obtenir assez de résultats ("The EU has to deliver", "l'Union doit obtenir des résultats", a-t-il répété, maintes fois). Nous pouvons donc légitimement le juger non sur ses paroles, mais sur son bilan qui en dit long sur les dérives de l'Union européenne.

Le chef de gouvernement qui a négocié une dérogation à la Charte des droits fondamentaux n'a pas vocation à être notre porte-parole. Partout dans le monde, l'universalité des droits de l'homme est mise à mal par l'intégrisme religieux et le souverainisme. Le Royaume-Uni a une tradition démocratique qui l'honore, mais les travaillistes britanniques n'en ont pas moins contribué à relativiser les valeurs européennes de façon dangereuse.

La question n'est pas théorique : le président du Conseil européen sera amené à rencontrer les gouvernants de pays candidats à l'entrée dans l'Union, à discuter avec les dirigeants de grandes puissances qui ne s'embarrassent guère de droits de l'homme. On a vu, la semaine dernière, comment le président tchèque, Vaclav Klaus, a utilisé le précédent britannique pour se dérober à la Charte, non sans mauvaise foi. Le Conseil européen a cédé ; la brèche dans le droit s'est élargie.

L'attachement à la paix, aux procédures multilatérales et au respect du droit international n'est pas moins important. Dans le monde entier, Tony Blair reste associé à une expédition militaire hasardeuse, justifiée au nom d'armes de destruction massives inexistantes. Au moment où Barack Obama est revenu sur ces errements, l'Union ne peut pas choisir, pour la représenter, l'acolyte de George W. Bush. Ce serait catastrophique pour notre image à l'étranger. Sans compter les réactions hostiles qu'a suscitées, en Europe même, l'aventure militaire irakienne : non seulement en Belgique, en France ou en Allemagne, mais aussi à Madrid, Londres ou Rome où, en 2003, de grandes manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Une pétition de plusieurs députés européens, autour de Jo Leinen, député socialiste allemand, insiste à juste titre sur la nécessité, pour le futur président, de jouir de la confiance des Européens.

Enfin, alors que la régulation des marchés financiers constitue l'un des dossiers les plus épineux du moment, il serait étrange de faire appel au premier ministre qui, des années durant, a encouragé une dérégulation à tout-va. Au Royaume-Uni, des voix fortes se sont élevées pour dénoncer les politiques qui ont mené à la crise actuelle : la reine s'est émue de l'aveuglement qui a généré ces excès. Lord Turner, président de l'autorité de régulation britannique, a déploré l'hypertrophie du secteur financier, le manque de règles et la cupidité érigée en système. Enfin, et ce n'est pas mineur, après avoir promis un référendum pour rejoindre la zone euro, Tony Blair a capitulé devant une presse outrancière. La monnaie unique mérite mieux.

L'hypothèse Blair semble écartée. Elle a au moins permis de dessiner "en creux" le profil du poste : un homme ou une femme qui a montré, en actes, la vigueur de son engagement européen ; une personne attachée aux valeurs européennes, respectueuse du droit international, favorable à un juste équilibre entre régulation et marché ; une autorité morale capable de rassembler les Européens, de leur redonner confiance dans l'Union.

Après le choix de José Manuel Barroso, candidat par défaut à la présidence de la Commission, ce second cafouillage doit tout particulièrement nous alerter. Il démontre d'abord que, en dépit de leurs beaux discours, les gouvernants européens actuels sont incapables d'élaborer une vision stratégique de l'Europe et d'en tirer les conséquences en termes de ressources humaines, de moyens financiers ou de respect des engagements mutuels. Ils recyclent des "copains" qui ont perdu leur "job" plus qu'ils ne s'attachent à chercher la personne la plus apte. Ils demandent aux institutions européennes de faire preuve de transparence, mais s'en affranchissent allègrement.

A moins qu'une autre hypothèse, plus glaçante encore, ne soit exacte : celle de l'acte manqué. Certains, notamment à Paris et Berlin, pourraient d'autant mieux soutenir un Britannique qu'ils se satisfont fort bien d'une Europe intergouvernementale, sans grande ambition, cantonnée à des tâches de gestion économique. Une Europe "à l'anglaise", quelle que soit la personne qui l'incarne.


Sylvie Goulard est députée européenne et présidente du Mouvement européen-France.

© Le Monde, Article paru dans l'édition du 04.11.09 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    

Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    

 26 mars 2009.




Le MoDem dégaine son projet !

Le projet du MoDem consisterait à supprimer les stationnements en épi le long du mail central pour y créer des pistes cyclables en site propre. :

(Photo archives Nathalie Bourreau) pour Presse Océan.

 

Pour les élus centristes, le réaménagement du boulevard Guist'hau devient urgent. Ne voyant rien venir, ils proposent leur propre projet.

Un mail central bordé d'arbres, des places de stationnement en épi, deux voies de circulation de chaque côté, des trottoirs étroits : depuis un siècle, la configuration de l'ancien boulevard Delorme, rebaptisé Gabriel-Guist'hau (*), n'a pratiquement pas changé.

« Rien n'y a été fait depuis l'élection de Jean-Marc Ayrault à la mairie, il y a 20 ans », déplore Benoît Blineau, conseiller municipal MoDem au côté d'Isabelle Loirat.

Un axe dangereux
Pour les deux élus centristes, le réaménagement de Guist'hau est urgent. « Il y a un gros problème de sécurité sur cet axe. Les voitures roulent très vite, les trottoirs font 80 cm de large et sont régulièrement envahis par les poubelles, obligeant les piétons à marcher sur la chaussée », explique Isabelle Loirat.
« Tous les jours, des dizaines de collégiens et de lycéens manquent de se faire renverser. C'est un miracle qu'il n'y ait pas plus d'accidents », témoigne cette enseignante. « On frôle le drame très souvent », confirme cette mère de famille qui habite le quartier.

Relancer le débat
En mars 2007, après avoir démenti une rumeur faisant état d'un projet consistant à faire passer les bus sur le mail central, l'adjoint à l'urbanisme d'alors, Jean-Marie Pousseur, avait vaguement évoqué le retraitement du boulevard lors d'un conseil municipal. « Depuis, rien », résume Benoît Blineau.
Prenant le taureau par les cornes, les élus MoDem ont donc planché depuis la rentrée sur leur propre projet, en espérant « relancer le débat » autour de Guist'hau.

Pistes cyclables
Plutôt bien pensée, la proposition centriste ne prévoit ni bouleversements ni gros aménagements. « L'idée de départ, c'est de conserver le mail piétonnier central, avec une piste cyclable en site propre de chaque côté, à la place des parkings en épi ».
De chaque côté du mail ne resterait qu'une seule voie de circulation pour les voitures avec, en plusieurs endroits, des chicanes permettant au bus de s'arrêter sans bloquer la circulation.
Des places de stationnement payant seraient créées côté trottoirs (élargis à 1,50 m) tandis que, côté mail, des emplacements « stop & go » seraient réservés aux arrêts de courte durée.

Un mail animé l'été

Au passage, Guist'hau perdrait une quarantaine de places de parking sur 240. Le prix à payer pour rendre le boulevard plus vivable pour les riverains et espérer y attirer de nouveaux commerces.
« L'été, il pourrait y avoir des animations sur le mail », rêve tout haut Isabelle Loirat, en espérant que ce projet, « qui peut être amendé », inspire la mairie.

Xavier Boussion, Presse Océan le 21 novembre 2008


(*) Du nom d'un ancien maire de Nantes (1863-1931), député et plusieurs fois ministre entre 1910 et 1924.










11 novembre 2008


Le nouveau bureau de la section Presqu'Île


cliquez sur l'image pour agrandir






  9 septembre 2008

Deux articles dans l'édition d'aujourd'hui, au lendemain des Universités d'Eté du MODEM : une interview de François BAYROU, et un "chat" avec Jean PEYRELEVADE.
Interview de F. BAYROU                        Chat sur lemonde.fr avec J. PEYRELEVADE  






Document audio :


Le duel Libération (Laurent Joffrin) - Le Point (Sylvie Pierre Brossolette),diffusé sur France Info et LibéLabo.
A l'occasion des Universités d'Eté du MODEM, les deux journalistes procèdent à l'analyse suivante :
François Bayrou : leader ou loser ?

cliquez ici pour accéder au document audio





   

31 juillet 2008



François Bayrou persévère dans son rôle d'opposant !

Nombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.

Ainsi le député des Pyrénées Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contibuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Nicolas Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie !"

"ACTIVISME DEMOCRATE"

Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalisté, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."

Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.

Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15% des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques de l'UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique". Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les doits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activistme démocrate".

M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier EDVIGE, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. EDVIGE recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs dès 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?" s'indigne le président du Modem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"

"Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain". Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.

La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".

Patrick Roger



Voir les 0 commentaires Partager    

Permanence

84 Rue des Hauts Pavés
Nantes (Tram L3 : Félix Faure)
02 40 95 12 17 ou 06 24 63 30 11

modem44@orange.fr


img-projet-humaniste

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés