Positions politiques

Bayrou 2012

 

François Bayrou a dévoilé son "plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit", sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.

Vidéo de son intervention:  Bayrou2012

"Contre le surendettement, tout pour l'emploi" : 20 propositions concrètes et chiffrées

01 février 2012

 

(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en cliquant ici)



Le but de cette conférence de presse est de mettre les idées en ordre.

J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats un très grand désordre. Je voudrais vous livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements cohérents entre eux.

J’ai en effet été frappé par le manque de cohérence dans l’intervention de Nicolas Sarkozy. Il annonce qu’il n’augmentera pas les impôts, et dans la même émission il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires. Il fait une annonce sur l’augmentation des droits à construire de 30 % de la surface des logements existants. Or cette possibilité a été ouverte dans la loi Boutin pour 20 % et si je suis bien informé aucune commune en France n’a accepté. Il prétend que la TVA sociale n’augmentera pas le coût de la vie, mais il la repousse à octobre pour que les Français consomment avant par peur de la hausse des prix.

Manque de cohérence, de logique, de crédibilité de François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l’État, en tout cas la dépense publique au sens large, fasse des économies. Je vous le dis clairement : il est une illusion de prétendre qu’on puisse dans la situation de la France aujourd’hui créer 60 000 postes d’enseignants, 5000 postes dans la police, la justice, la gendarmerie, 150 000 emplois jeunes, et revenir à la retraite à 60 ans et augmenter nombre d’allocations (25 % d’augmentation de l’ARS).

La course aux dépenses nouvelles est une course à l’abîme. D’ailleurs, les chiffres annoncés : 20 milliards de dépenses nouvelles, pour 29 milliards de recettes, dans un pays dont le déficit annuel est de 100 milliards d’€, suffit à donner la conclusion. Ce que prévoit le programme du PS, c’est que continue la course sans fin où nous allons laisser disparaître l’équilibre de la France.

C’est d’ailleurs un point commun entre les deux : chiffres de la croissance surestimés et annonce officielle du renoncement de Nicolas Sarkozy aussi bien que de François Hollande à la baisse des dépenses publiques.

Or le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est pas d’accroître l’endettement qui est sur le point d’échapper à tout contrôle. Le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement, assez vite pour que ce soit crédible ! Et de faire cette remise en ordre sans tout casser, sans effrayer les Français, en sachant que ce sera supportable et que cette remise en ordre ne portera pas atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale.

Car le ressort de l’activité, de l’investissement, de la croissance, de l’emploi, c’est la confiance ! C’est la confiance qui permet de se projeter dans l’avenir, de prendre des risques. Sans confiance l’entrepreneur cesse d’entreprendre, l’investisseur d’investir, le consommateur de consommer.

Or au fondement de la confiance il y a le crédit que l’on peut porter à la parole de l’État. Sa solidité financière autant que sa capacité à garantir à l’ensemble des acteurs économiques un cadre cohérent et un horizon prévisible. Sa capacité aussi à anticiper l’avenir pour renouer avec un rôle de stratège au moment où s’accélère la mondialisation et le basculement vers l’Asie du centre de gravité économique de la planète.

François Hollande avec son programme, pas plus que Nicolas Sarkozy avec son bilan, ses affirmations et ses hésitations, n’apportent la réponse solide et crédible que la France attend.

Pour la première fois, ce doit être une élection fondée sur la vérité. Tous ceux qui prétendent qu’on peut à nouveau dépenser, qu’il n’est pas besoin de faire des économies, ceux-là une nouvelle fois mentent et trompent. François Hollande est dans ce jeu. Nicolas Sarkozy est dans ce jeu. Je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi, c’est le surendettement. Notre ennemi, c’est le chômage. Et nous allons les vaincre, ces deux ennemis, avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront les moyens de vérifier les résultats.

Pour mettre les idées en ordre, nous avons trois objectifs à viser :

- nous devons remettre en ordre les finances de la France.
- Nous devons reconstruire la France qui produit qui est la clé de toute reconstruction durable.
- Nous devons faire du droit à la meilleure éducation du monde, à une très bonne recherche, la clé de voûte de cette reconstruction.

Les trois objectifs se tiennent l’un l’autre. Les trois sont rassurants. Les trois sont dynamiques. Conduire les trois objectifs à la fois, c’est être certains de sortir de la crise.

Je vais vous donner notre plan d’action pour les deux premiers de ces trois piliers de notre redressement national. En effet nous traiterons de l’école, de la formation, de l’université, de la recherche, samedi 4 février à la Maison de la Chimie. Comme nous traiterons le 11 février du nouveau contrat social et le 25 février du nouveau contrat démocratique, des institutions et de la réforme de l’État.

 

 


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François Bayrou a rendu hommage au 9e art à l'occasion d'un déplacement au festival de la bande dessinée d'Angoulême, dimanche 29 janvier.

Vous suivrez les déplacements et l'agenda de François BAYROU ainsi que ses déclarations sur le site de sa campagne présidentielle: BAYROU 2012

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Loire-Atlantique : François Bayrou rassemble au-delà du MoDem
 
Ce matin était lancé officiellement à Nantes le Comité de soutien de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2012.
François Bayrou avait rassemblé 21 % des voix à Nantes en 2007.
Ce comité rassemble autour des élus et responsables du MoDem 44, Benoît Blineau, Alain Guillon, Isabelle Loirat, Franck Meyer, Patricia Gallerneau etc. des personnalités d'horizons différents, comme Yvon Chotard, avocat, ancien adjoint de Jean-Marc Ayrault pendant vingt ans,  Alain Coraud, maire de La Rémaudière, des écologistes comme Hervé Madouas, ingénieur, venu d'EELV (14 % aux cantonales 2011), ...
 
Toute l'équipe du MoDem 44 prépare activement les élections législatives de juin prochain.
 
Pour joindre le comité de soutien :

Par e-mail : bayrou2012@orange.fr
Par téléphone: 06 87 19 80 09 /06 07 95 71 28
Par courrier : Comité de soutien Bayrou 2012, MoDem 44,

84 Rue des Hauts Pavés, 44000 NANTES

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Urgence : Inscription sur listes électorales avant le 31 décembre ! Le gouvernement n’en veut pas, mais 100 000 messages sur Facebook sur Twitter sur vos réseaux le peuvent !
Après votez en liberté...

François Bayrou


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  Maison de la Chimie, Paris le 7 décembre 2011...

 

 

Vous pourrez participer ou suivre la campagne de François Bayrou

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FB12 François Bayrou a présenté son "Agenda 2012-2020", qui traduit sa méthode et sa démarche de gouvernance, mercredi 30 novembre lors d'une conférence de presse.


Mesdames, Messieurs,

J’ai souhaité vous exposer la méthode que nous allons suivre, non pas pour établir un projet pour la France, mais pour confronter ce projet dans lequel nous sommes engagés depuis longtemps, en particulier depuis la publication de 2012 état d’urgence, avec l’expérience et les convictions des Français.

Nous avons adopté pour ce travail le titre "Agenda 2012-2020". Ce titre est une référence au travail qui a été initié par Gerhard Schröder, le chancelier social-démocrate, sous le titre "Agenda 2010".

Présenté en 2003, dans une période où l’Allemagne apparaît comme en situation de particulière faiblesse, où tous les observateurs notent qu’elle est derrière la France sur tous les sujets de comparaison économique, « tous les clignotants sont au rouge », le plan du gouvernement allemand a eu deux conséquences politiques : accessoirement, il a fait exploser la gauche allemande, avec la création de Die Linke, et principalement il a donné à son pays l’élan économique le plus remarquable d’Europe. Il suffit de rappeler que l’Allemagne partant du même niveau que le nôtre en 2004, il y a sept ans, réalise aujourd’hui près de 200 milliards d’euros d’excédents commerciaux, alors que nos résultats se sont effondrés jusqu’à atteindre le rythme de 75 milliards de déficits.

Il ne s’agit nullement pour nous d’imiter l’Allemagne. Chaque pays a son modèle de société, ses valeurs nationales, des atouts différents. Par exemple, au bénéfice de la France, une démographie dynamique qui contraste fortement avec la crise démographique qui entraînera en Allemagne sans doute un vieillissement préoccupant. Et cette démographie elle-même est à mettre en relation avec la politique familiale de notre pays. Chacun doit cultiver ses atouts et corriger ses erreurs, et ce ne sont pas les mêmes. Encore faut-il entreprendre l’un et l’autre. C’est de n’avoir pas identifié nos manques et nos faiblesses, et donc de n’avoir rien entrepris de sérieux pour les corriger que nous souffrons le plus aujourd’hui.

Il s’agit bien ici de la France et non de l’imitation aveugle de la démarche de nos partenaires allemands. Mais il s’agit d’agir, de décider, de gouverner.

C’est pourquoi cette rencontre est placée sous le patronage d’une maxime française : "gouverner, c’est prévoir".

Ce qui frappe quand on regarde les années qui viennent de s’écouler, et la profondeur de la crise, c’est qu’on n’a rien prévu, donc rien préparé, ni en France, ni en Europe. À long terme ou à moyen terme, les réactions de l’immédiat se sont succédé, souvent contradictoires, irréfléchies, obligeant chaque jour à corriger ou à effacer ce qu’on avait fait la veille. Réactivité, oui, oh combien, instantanée, assénant des certitudes oubliées le lendemain, pas de vision de l’avenir et pas de suite dans les idées. Comme si l’action politique n’était qu’une succession de décisions obsolètes sans rapport avec la précédente et d’ailleurs non plus avec la suivante.

Nous voulons réhabiliter le "gouverner c’est prévoir" et en faire une règle d’action.

Or tout était prévisible. La crise de la dette de la France était prévisible et inscrite dans les chiffres du pays. L’effondrement du commerce extérieur a commencé depuis le début des années 2000. La crise qui s’est déclenchée à partir des dettes des Etats européens était prévisible, en tout cas pour les pays du Sud dont nous sommes. L’impuissance des institutions européennes était dans le labyrinthe institutionnel qu’ont créé le traité de Nice et le traité de Lisbonne. Il est des responsables politiques qui ont vu venir tout cela, et qui l’ont dit.

Nous voulons réhabiliter le "gouverner c’est prévoir" dans une démarche de gouvernement et l’appliquer aux années qui viennent.

C’est pourquoi nous avons inscrit ces deux dates : 2012-2020. Pas au hasard, bien entendu. 2012, ce sera le point de départ du redressement du pays. Nécessairement. Car désormais plus aucune échappatoire n’est possible. Les chances de voir la France arriver sans alerte grave à l’élection présidentielle du mois de mai me paraissent bien ténues. Et l’année qui vient, avant l’élection pour le peuple, après l’élection pour les gouvernants quels qu’ils soient, sera celle des grands choix. Pour nous, 2012, ce doit être le point de départ d’une action qui ressemblera à celle que le Général de Gaulle décida d’entreprendre pour la France en 1958, où se ressaisirent en même temps les forces et la fierté du pays pour déboucher en peu d’années sur son rétablissement. Et 2020, c’est le basculement de la décennie, et l’horizon crédible, au-delà des cinq ans d’un mandat ou d’une législature, auquel le pays peut se représenter son avenir.

Nous allons donc partir du futur, des objectifs à huit années, pour en déduire l’action qu’il convient de proposer à un pays en état d’urgence. Si gouverner c’est prévoir, la gestion par objectifs est la bonne méthode à suivre.

Pour chacun des sujets que nous traiterons nous partirons donc du but qu’en 2020 nous voulons atteindre, nous indiquerons les mesures d’urgence à prendre en 2012, nous définirons les étapes intermédiaires, nous préciserons les textes qu’il conviendra de prendre. Non pas des vœux, mais des actes avec un calendrier.

Car des promesses, les Français en ont eu leur compte. Ils veulent du crédible, pas des annonces sans lendemain, pas des chantiers constamment repris. J’entendais hier qu’on nous annonçait une nouvelle nouvelle loi sur la délinquance des mineurs. Il y a en eu cinq en cinq ans. La dernière a été votée pendant l’été, elle n’est toujours pas entrée en application ! Et on annonce déjà la suivante !... Cette manière de gouverner, où la loi n’est que communication et dissimule l’impuissance à agir, c’est pour le citoyen ne plus rien croire et ne plus rien entendre. Je voudrais vous donner quelques exemples : nous voulons en 2020, une démocratie dont nous pourrons être fiers, pas une démocratie qui fait honte et dont on se détourne. On voit bien le but à atteindre : prévention des conflits d’intérêt, séparation des pouvoirs, en particulier indépendance de la justice et indépendance de la presse, fin du cumul des mandats exécutifs locaux et (au moins) du mandat de député à l’Assemblée nationale, représentation de tous les courants importants du pays en cette même Assemblée, redéfinition des compétences et du fonctionnement de la démocratie locale et de sa fiscalité. On voit ce qui peut être fait dès 2012, la plupart des décisions de principe peuvent être prises dans une loi cadre. Mais la définition d’un nouvel équilibre des ressources, d’une fiscalité locale rénovée ne peut guère être envisagée avant 2015. Les nouvelles règles s’appliqueront dans leur intégralité en 2017. Voilà ce que seront les grandes lignes de notre agenda démocratique. Cela ne coûtera pas un euro, et en fera même économiser.

Plus ardu, l’objectif économique. Nous savons ce que nous voulons obtenir en 2020 : un pays productif, dont le commerce extérieur sera redevenu excédentaire, dont le chômage aura baissé jusqu’à 5 pour cent, qui aura reconquis de grands secteurs aujourd’hui abandonnés, un pays où le pouvoir d’achat aura recommencé à croître, et où les comptes publics seront excédentaires pour que se résorbe progressivement l’immense dette accumulée pendant les trois décennies d’incurie, de légèreté coupable, 1981-2011.

C’est une action de longue haleine, dont il ne serait pas réaliste d’imaginer les fruits à court terme. Mais cela doit commencer dès le printemps 2012. Ma conviction, on verra en janvier et février si ceux qui ont expérience et expertise dans la société civile partagent ce point de vue, est que cela exige une mobilisation nationale de tous les corps intermédiaires depuis les syndicats de salariés jusqu’aux organisations d’entreprise, jusqu’aux associations de consommateurs, et évidemment jusqu’à l’État. Depuis les grandes entreprises jusqu’aux centrales de distribution. Tout le monde, autrement la bataille est perdue. C’est une action nationale, psychologique autant que technique.

Une loi-cadre devra être préparée pendant l’été, au-delà des mesures d’urgence qu’à n’en pas douter il conviendra de décider, adoptée dès l’automne 2012, mais cette loi cadre qui touchera à la fois la création d’un organisme stratégique, un commissariat au plan refondé, au droit social, au droit fiscal, à la reconnaissance dans la vie économique des entreprises petites et moyennes, à l’implication des consommateurs, ne pourra entrer en vigueur, étape par étape et texte après texte, que sur les trois ou quatre années suivantes. Encore faut-il que ces étapes soient prévues et inscrites dans un calendrier.

Mais l’urgence imposera, dès 2012, une loi de finances portant un plan d’ensemble, cohérent, complet qui imposera à la fois une baisse des dépenses publiques de l’ordre de 5 pour cent de celles-ci, et une mise en ordre de la fiscalité pour que le budget de l’État soit équilibré de 50 milliards de ressources supplémentaires.

Dans un autre domaine, et je m’arrêterai là pour donner des exemples, la France a l’ambition légitime d’être un pays qui traite aussi bien, pour elle-même et pour le monde, pour le court terme et pour le long terme, son patrimoine naturel, son patrimoine vivant, l’espace et les paysages, ses biotopes, l’atmosphère et le climat, que son patrimoine matériel et économique.

Cela exigera par exemple une grande loi-cadre sur l’énergie, grande loi qui ne peut être adoptée de manière sérieuse que si on la fait précéder d’un débat approfondi à destination des Français. Cette loi-cadre devra donner lieu à des lois ou des textes d’application destinés à favoriser la recherche sur les énergies renouvelables, par exemple, ou à garantir la pleine indépendance et la pleine efficience, des autorités de sûreté. C’est dans cette loi que sera défini le « mix » énergétique, c’est-à-dire l’équilibre à trouver dans la longue période de transition qui offrira un jour, je l’espère et je le crois, à l’humanité et à nos sociétés des sources d’énergie sans nuisances.

Ces textes devront être sobres dans leur expression, lisibles par tous, non pas abscons et labyrinthiques comme on en a hélas pris l’habitude. Car inscrire son action sur le long terme, c’est aussi changer la philosophie des textes et jusqu’à une certaine idée du droit. Pardonnez-moi de citer en exemple la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen. En trois pages lumineuses, d’accès immédiat, un texte visionnaire a fixé un cours nouveau pour l’humanité. Autre maxime française : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Notre ambition en définissant les textes à préparer et à voter sera aussi d’en changer la substance, réconciliant ainsi la loi et le citoyen, qui est censé ne jamais l’ignorer, mais à qui elle est rendue incompréhensible.

Nous avons fixé cinq rendez-vous, cinq forums, qui prendront une forme assez inédite. Le but, c’est la confrontation entre notre projet, notre vision, et l’expérience des acteurs de la vie réelle. Ce sont ces acteurs, plusieurs dizaines par sujet traité, qui réagiront à nos options de fond. Nous pourrons ainsi juger de la validité de nos choix.

Le premier de ces rendez-vous aura pour thème "urgent et durable : le développement de la France", le 14 ou le 21 janvier.
Le deuxième : "il n’est de richesses que d’hommes" : instruire, éduquer, former. Samedi 4 février.
Le troisième : "le nouveau contrat social" : sécurités et solidarités, le samedi 11 février.
Le quatrième : "le nouveau contrat démocratique", le samedi 25 février.
Le cinquième : "une nouvelle Europe pour un nouveau monde" : dimanche 4 mars.

Dans ce dernier forum, le sujet européen sera naturellement d’importance primordiale.

Mais comme l’actualité est brûlante, que des événements de grande ampleur, des événements graves sont en cours, permettez moi de saisir cette première occasion de vous livrer une vision de l’Europe, de sa crise et de son destin. "Gouverner, c’est prévoir" ! S’il est un domaine où rien n’a été prévu, où aucun cap clair n’a été dégagé, où les gouvernants ont choisi l’improvisation permanente et à courte vue, c’est bien cette crise européenne. Permettez-moi de vous le dire cette crise était d’autant plus prévisible qu’elle est une crise politique.

C’est une crise de la dette, et rien n’est plus politique que la dette. Ce ne sont pas les entreprises qui endettent l’État, pas les ménages, même pas les banques, c’est bien au contraire l’État qui endette les entreprises, les ménages et les individus. Autant la crise de 2008 a été, nous l’avons dit à l’époque, après une hésitation initiale, convenablement gérée, autant la contagion de celle-ci a été sous-estimée, et n’a trouvé en face d’elle aucune des réponses que la situation exigeait. La crise exigeait que l’Europe choisisse une stratégie solidaire, elle a choisi la stratégie de la dispersion.

La thèse que j’ai défendue, depuis dix-huit mois, a toujours été la même. L’urgence devait imposer la sécurisation par les institutions monétaires et politiques de la zone euro des dettes souveraines des États de la zone euro. Car dès l’instant qu’on laissait s’introduire dans les esprits la perspective d’un défaut total ou partiel, large en tout cas, d’un des États de la zone euro, alors tous les États de la zone seraient regardés comme pouvant éventuellement faire défaut. Et il n’était qu’une institution qui pouvait assumer cette garantie, c’était la Banque centrale européenne ou une institution adossée à la banque centrale européenne. On a choisi de ne pas le faire. Nous en payons le prix, et je crains que nous n’ayons à payer ce prix bien plus lourdement encore.

C’était une vision, claire, un message indiscutable. Au lieu de ce message, on a choisi la stratégie des Curiaces, chacun pour soi, en tout cas jamais tous pour un, et ce qui devait arriver est arrivé : de proche en proche, la contagion a gagné et tout le monde est maintenant soumis au soupçon, et le soupçon se paie en taux d’intérêt, et les pays endettés voient chaque jour s’alourdir la dette qui pèse sur leurs épaules.

La stratégie européenne que nous soutenons et soutiendrons s’articule en cinq impératifs :
- sécuriser la dette des États de la zone euro. Cela ne pourra se faire que par l’engagement de la Banque centrale européenne ou d’un organisme adossé à la Banque centrale européenne.
- Garantir le refinancement de la dette des États en difficulté à des taux raisonnables, et sur une période suffisante pour que réussisse leur effort de rééquilibrage de leurs finances publiques et de redressement de leur économie.
- En échange, négocier avec ces États les décisions nécessaires, dans la transparence, pour leur redressement, leur santé à retrouver, et la santé générale de la zone euro. Cela ne pourra être discuté qu’entre les États et une autorité européenne légitime et respectée. Cela exclut toute forme de prise de contrôle par « Bruxelles » des décisions des pays membres, tout renoncement à la responsabilité nationale. Au demeurant le besoin de refinancement dans des conditions acceptables suffit à soi seul à servir de puissante incitation. Si certains États refusaient les efforts nécessaires, ils seraient contraints dès lors de se financer aux conditions de marché.
- Cela pose la question de la légitimité démocratique des institutions européennes, de leur lisibilité auprès des citoyens. Le labyrinthe créé dans les institutions européennes, le fait que les citoyens ignorent tout de ceux qui portent cette responsabilité est un handicap grave. Ce handicap ne pourra être surmonté que par un double mouvement : mouvement de simplification, nous sommes pour la fusion en une seule responsabilité du président de la commission et du président du Conseil, et pour l’élection de ce président, un jour au suffrage universel, et en attendant éventuellement par un congrès qui réunirait à parité les représentants des parlements nationaux et le parlement européen.
- Enfin, cela oblige à retrouver les principes de la méthode communautaire, où une commission de plein exercice est en charge de la défense de l’intérêt général européen, et de la proposition, où chacun des Etats autour de la table est respecté, à égalité de dignité, et où les minorités sont respectées.

Je voudrais affirmer ceci : l’Europe, comme la France, ne s’en sortira que par ses seules forces. Je réprouve les annonces répétées d’appel au Fonds Monétaire International, comme les suppliques récemment adressées à la Chine. On ne peut pas être la première économie du monde, le plus important marché, une des toutes premières démocraties, et s’avouer incapable de régler soi-même ses propres difficultés, avec énergie, volonté et solidarité. C’est accepter un déclassement que comme Président de la République française, je n’aurais pas accepté.

Gouverner, c’est prévoir. Gouverner, c’est vouloir.


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François Bayrou était l'invité de l'émission Parole directe présentée par François Bachy et Laurence Ferrari, jeudi soir sur TF1.

Voici indiscutablement une preuve de plus que François BAYROU acquiert la stature d'un véritable homme d'Etat!  Bonne émission!

 


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François Bayrou a réagi au plan d'économies présenté par François Fillon, en duplex sur Itélé lundi 7 novembre.

Il a notamment pointé "l'insuffisance des efforts demandés aux plus favorisés".

"La première réflexion qui me vient, c’est que le Gouvernement dit aujourd’hui l’inverse de ce qu’il disait depuis des années. Il disait qu’il ne toucherait pas aux taux de TVA. Voilà qu’il change de cap. Il disait que la réforme des retraites était équilibrée, alors que je défendais l’inverse à l’Assemblée. Voilà qu’il s’en rend compte", a analysé le leader centriste.

"Il reste que ce plan n’est pas suffisant. D’une part, il aurait du demander davantage d’efforts aux plus favorisés. D’autre part, il s’agit une fois encore de rustines, là où il faudrait un grand plan d’ensemble, qui chiffre avec précision les économies nécessaires et montre que le but va être atteint", a conclu le président du Mouvement Démocrate.

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François Bayrou, dans une interview accordée au quotidien Le Monde du 21 octobre 2011, a réagi à l'accélération de la crise et à l'investiture de François Hollande au PS. "Il n'est plus possible que plus de la moitié du pays soit exclue de l'Assemblée nationale", a-t-il par ailleurs déclaré, réaffirmant sa volonté de voir instaurer une part de proportionnelle au scrutin législatif.


Le Monde : La crise, avec la surveillance par Moody's de la note AAA de la France, menace plus que jamais. Jugez-vous bonne la politique menée par Nicolas Sarkozy ?

François Bayrou : Il y avait une chose à faire, le premier jour, qui n'aurait pas coûté cher et qui aurait arrêté la crise. Il suffisait que l'Union européenne affirme que la dette contractée jusqu'à ce jour par les Etats de la zone euro était garantie par les institutions de la zone euro. La France aurait dû défendre cette thèse. Cela aurait rétabli la confiance et n'aurait pas coûté le prix exorbitant que la défiance généralisée va nous obliger à assumer. Le renouvellement des dettes à venir devait en revanche être conditionné à des réformes. Ce n'est pas ce qui a été fait. Une stratégie confuse collant à une politique allemande elle-même incertaine a conduit à la généralisation de la défiance.

L'UMP annonce la fin du AAA en quelques heures si M. Hollande est élu président en 2012…

Il n'y a qu'une stratégie de redressement des finances publiques. Cette stratégie, c'est d'augmenter les ressources fiscales de l'État et de baisser un certain nombre de dépenses publiques. Une vingtaine de milliards doivent être économisés au niveau de l'État, une dizaine dans les collectivités locales et une vingtaine dans la Sécurité sociale. En ce qui concerne les ressources, je suis pour la création de deux nouvelles tranches de l'impôt sur le revenu : il faut relever à 45 pour cent celle qui est actuellement à 41 pour cent et en créer une à 50 pour cent. Il faudra peigner les niches fiscales d'une vingtaine de milliards d'euros et il faudra une augmentation de la TVA de 2 points.

La gauche est dans l'illusion quand elle dit : "Nous allons augmenter les impôts et cela nous permettra de faire de nouvelles dépenses publiques." La droite raconte des histoires quand elle dit : "Nous allons baisser la dépense publique sans augmenter les impôts."

François Hollande se dit sensible à la question des déficits. Au fond, n'occupe-t-il pas, comme vous, le terrain du Centre ?

Ce n'est pas un secret que j'ai de bonnes relations avec François Hollande. Mais il est engagé avec son parti dans un programme insoutenable pour la France. In-sou-te-nable ! Je vous le dis en détachant les syllabes. On ne fera pas 300 000 emplois jeunes sur fonds publics. On ne fera pas des recrutements de dizaines de milliers de fonctionnaires. On ne fera pas le retour à la retraite à 60 ans. On ne fera pas une allocation générale pour tous les étudiants. Tout cela additionné est une illusion meurtrière pour le pays. C'est un mensonge public.

Ne pas dire la vérité, c'est se condamner à des accidents à très court terme. En 2007, je disais qu'on ne pouvait pas continuer les dérives pendant les deux années après la présidentielle. Cela a été vérifié. Aujourd'hui, j'affirme qu'on ne pourra pas les continuer pendant deux mois.

Vous ne croyez donc pas aux intentions de M. Hollande?

Au fond de lui-même, je suis sûr, il n'est pas très éloigné de cette pensée. Mais les socialistes ont décidé d'une stratégie de séduction tous azimuts. Avoir fait voter 2,5 millions de personnes pour un programme qui ne sera pas appliqué, c'est pour moi une situation de malaise démocratique.

Sitôt investi, M. Hollande a fait une ouverture en direction des centristes…

François Hollande prétend que sa majorité peut aller des communistes, des écologistes, jusqu'aux centristes. Je vous le dis : cette majorité-là n'existera pas. Il y a deux thèses irréconciliables. Les uns disent : "C'est la faute du capitalisme, il faut démondialiser." Les autres sont réformistes. J'admets volontiers que M. Hollande est de la seconde famille. Mais une telle majorité qui engloberait les uns et les autres est impossible durablement.

Les événements vont imposer – quel que soit le vainqueur de la présidentielle – une majorité dans laquelle les réformistes de gauche, du centre et de la droite républicaine devront assumer ensemble la responsabilité du pouvoir. Aucune des deux majorités traditionnelles ne peut respecter le contrat que la nécessité imposera. La droite est sous la pression de la droite extrême, ou "populaire", qui flirte avec des thèmes europhobes et anti-immigrés, et la gauche est sous la pression des démondialisateurs. Avec d'étranges recouvrements entre les deux radicalités.

Les projections sur les législatives de 2012 prédisent une large victoire de la Gauche. Quelle peut être la place du Centre ?

Aujourd'hui, la Gauche est favorite. La vertu de l'élection présidentielle est qu'elle permet au pays de redessiner le paysage politique. La majorité qui sortira des urnes entraînera une majorité législative différente. Et lors de cette échéance, le courant central du pays, unifié, devra défendre lui-même ses convictions et ses candidats. Si je gagne, ce grand courant aura des investitures dans toutes les circonscriptions. Et il y aura un courant de rassemblement puissant.

Rassembler le centre semble déjà une mission délicate…

Le centre est en diaspora. Mais je crois que cette diaspora s'achève. Il y a des députés de la majorité actuelle qui dialoguent avec nous, tout comme des élus de centre-gauche. Dans les familles divisées de cet ensemble au centre-droit, la prise de conscience est en train de se faire qu'au fond il faudra choisir entre Nicolas Sarkozy et moi.

En 2007, nombre de vos soutiens ont rejoint la majorité pour assurer leur réélection. Pourquoi changeraient-ils d'avis ?

Tout le monde sait que l'UMP est un échec. Il faut reconstruire un Centre indépendant. Je ne vais pas régler de comptes, je ne mettrai pas en accusation des choix passés. Les députés s'apercevront bien sûr que l'UMP ne peut plus être l'assurance de leur réélection.

Si vous n'êtes pas au second tour de l'élection présidentielle, que ferez-vous ?

Il y a quatre candidats possibles pour le second tour : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Hollande et moi. Trois – M. Sarkozy, M. Hollande et moi – peuvent être élus. Quatre dont trois ! La campagne électorale permettra aux Français de trancher. Après, il y a un second tour où chacun prendra ses responsabilités.

Ferez-vous connaître, cette fois, votre préférence ?

Je prendrai mes responsabilités, et cette décision sera prise d'une manière collégiale.

Vous avez demandé plusieurs fois une part de proportionnelle dans le scrutin législatif. Est-ce la clé d'un accord ?

Je vous dis avec certitude qu'il n'est plus possible que plus de 50 pour cent du pays soient exclus de l'Assemblée nationale. De l'extrême Gauche au Front National, en passant par les Écologistes et le Centre, c'est la majorité du pays qui est exclue, ou obligée de faire allégeance pour avoir des sièges. Cette exclusion est honteuse. Faut-il changer cela après ou avant la présidentielle ? Si j'étais Nicolas Sarkozy, je me demanderais quelles sont les raisons de la fragilité politique dans laquelle nous sommes et j'ouvrirais, avant 2012, pour les élections qui viennent, le débat.

La perspective d'une vie démocratique dominée sans partage par le PS, qui, avec moins de 30 pour cent des voix, pourrait occuper sans aucune exception tous les pouvoirs du bas en haut de la République, est malsaine. Jamais cela ne s'est produit dans la République.

La primaire des partis est maintenant achevée. Maintenant va commencer la vraie primaire, la primaire du pays. Les Français ont deux choix à faire : veulent-ils l'alternance ? Et, si oui, avec quel président, quel projet, quelle majorité ?

Ne craignez-vous pas que la crise n'augmente la polarisation de la vie politique, réduisant l'espace central ?

Comme à chaque élection présidentielle, on essaiera de réduire le débat à la bipolarisation. Et comme à chaque élection, nous ferons échouer cette tentative. J'affirme que notre potentiel électoral est plus important qu'en 2006.

Ne vous y trompez pas : beaucoup de Français veulent une alternance, ils veulent tourner la page Nicolas Sarkozy, mais ils ne veulent pas donner tous les pouvoirs au PS. Et par dessus tout, ils veulent qu'on leur dise la vérité et qu'on leur propose un chemin crédible pour en sortir.

 

Interview accordée au quotidien le Monde ( 21 octobre2011)


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Chers amis,


À l'occasion de son déplacement dans le Morbihan, François Bayrou sera heureux de vous retrouver pour échanger avec vous sur "les grands enjeux de 2012" :

 

Jeudi 6 octobre à 18h30, à l'IUT
8, rue Montaigne
56000 Vannes

 

Nous comptons sur votre présence, un covoitrurage se met en place.

Vos amis sont naturellement conviés.

 


Bien amicalement,
L'équipe du Mouvement Démocrate

( Contact modem44@orange.fr ) 

 

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logo MODEM

 

"Le MoDem de Loire-Atlantique prend acte et salue les déclarations de Ségolène Royal samedi 1er octobre à Nantes : une demande de moratoire sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, de remise à plat du dossier et réouverture de l'enquête publique.

Nous souhaitons que cette prise de position permette enfin d’ouvrir un débat interne au sein du Parti socialiste sur cette question.

Nous rappelons que nous défendons depuis 2007 un contre-projet basé sur le maintien de l'aéroport existant de Nantes Atlantique, classé meilleur aéroport européen

(cf. Ouest France du 01 /10 /2011), et la mise en valeur du réseau ferroviaire régional connecté aux aéroports existants, par une Ligne LGV Sud Loire et un meilleur maillage des territoires par des TER."

 

Contacts Presse :

Isabelle Loirat 06 62 73 04 88 ou

Patricia Gallerneau 06 24 63 30 11


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bayrou_valeursactuelles.jpgToujours en tête des ventes de livres politiques quinze jours après sa sortie, "2012, état d'urgence" fait l'objet de nombreuses chroniques de journalistes.

Leur point commun ? Elles saluent unanimement la qualité de cet ouvrage, tant sur la forme que sur le fond. Le Monde, Marianne, Les Échos, Libération... découvrez ci-dessous un éventail de ces critiques !

"Précisons le d’emblée, pour ne plus avoir à y revenir : le nouveau livre de François Bayrou– 2012, état d’urgence – est remarquable. Pour deux raisons au moins : d’abord le chef centriste écrit lui-même, dans une fort belle langue, ce qui ne gâche rien et n’est pas banal parmi les responsables politiques ; cela ne serait qu’anecdotique si, ensuite, l’auteur ne nous offrait en quelque 150 pages une analyse pertinente de cette langueur qui accable la France et d’intéressantes solutions pour y remédier. Enfin un homme politique qui accepte de faire son métier, de prendre des risques, de sortir des sentiers balisés et des convenances, de réfléchir, d’ouvrir d’autres pistes."
Maurice Szafran, Marianne

"Au milieu de la floraison estivale d’ouvrages politiques, il présente une double originalité : il est pratiquement le seul à être vraiment l’auteur du livre qu’il signe ; et on y décèle une nette inflexion politique. Son précédent ouvrage (Abus de pouvoir, 2009) constituait un réquisitoire féroce, talentueux, caricatural contre Nicolas Sarkozy présenté en «enfant sauvage ». Ce livre-ci, toujours bien écrit, toujours personnel, toujours plein de verve, rétablit la balance. François Bayrou critique vigoureusement Nicolas Sarkozy, dont il ne partage ni les valeurs, ni les méthodes, ni les choix stratégiques mais il le fait de façon nettement plus tempérée et rationnelle : méthodique plutôt que compulsif. De plus, il décoche vers le PS une généreuse volée de flèches. Après lecture, le projet socialiste ne compte plus ses plaies et ses bosses. Contrairement à la boutade Mitterrandienne, dans ce livre, François Bayrou n’apparaît ni de gauche, ni de droite, mais lui-même avec ses priorités et ses propositions."
Alain Duhamel, Libération

"Campagne 2012 : Bayrou relève le niveau. ‘Produire et Instruire’ : c’est le nouveau slogan de François Bayrou. Un slogan concret qui, pour une fois, ne semble pas sortir tout droit d’un brainstorming de communicants payés pour vendre du rêve."
Chloé Demoulin, Marianne2

"Le présent lui donne raison… La crise actuelle vient à point nommé pour permettre au centriste de faire à nouveau valoir cette crédibilité qui l’avait consacré ‘troisième homme’ de la dernière présidentielle. L’inquiétude conjoncturelle vient donc confirmer son diagnostic sévère sur l’état du pays."
Caroline Derrien, Les Echos

"François Bayrou sonne le tocsin. Non pas pour jouer les Cassandre, promettre du sang et des larmes comme Churchill en mai 1940, mais pour dire que des solutions existent pour sortir la France de la spirale du déclin."
Christophe Forcari, Libération

"Il y développe une vision de la France, une conviction et des certitudes qui, sauf à déserter, lui imposent de s’engager, une nouvelle fois, dans la bataille présidentielle. Car l’heure est grave, la patrie en danger et François Bayrou n’a pas peur des mots.‘C’est une guerre que nous avons à livrer’, écrit-il, ‘une guerre contre nos propres faiblesses’… Telle est la conviction exprimée, sans fausse modestie, par ce livre imprécateur et vigoureux…"
Gérard Courtois, Le Monde

"Il y a quelques semaines, ce diagnostic serait apparu exagérément sombre. Aujourd’hui, il sonne juste." Hervé Algalarrondo, Le Nouvel Observateur

 


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Communiqué de presse du 23 août 2012.

 

« Après les agressions des locaux de EELV et de la caravane du PS, le Mouvement Démocrate de la Loire Atlantique souhaite vivement que les responsables soient poursuivis. Quelles que soient les raisons de ces saccages, jamais la violence ne doit être le moyen d’exprimer une opposition à une idée ou un projet. Nous dénonçons ces extrémismes, ce sectarisme et ces méthodes violentes, inacceptables, et que rien ne peut justifier, pas même une divergence de vue sur des projets comme celui de l’aéroport de Notre Dame des Landes. Privilégier le dialogue constructif éviterait ces malheureux dérapages »


Le Bureau du MoDem44 : modem44@orange.fr)

 

 


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Il ne s'agit pas d'une opinion militante quelque peu inconditionnelle, il s'agit du titre d'un article de Marianne que vous pourrez retrouver sous ce lien.

 

Nous nous permettons de vous rappeler que le livre de François BAYROU , "2012 Etat d'urgence" est enfin sorti!

"Produire et instruire..." Voici les maîtres mots de l'ouvrage et d'un excellent projet de gouvernement particulièrement concret !

Bandeau-livre-FB12.png

Plusieurs librairies sont en rupture de stock, selon nos adhérents un peu partout, ici comme en région parisienne. Nous considérons que c'est d'excellent augure pour cette campagne à peine commencée!

 

Nous vous rappelons aussi que nos Universités de Rentrée se tiennent les 16, 17 et 18 septembre. Il reste encore quelques places inscrivez vous et signalez le nous, nous sommes nombreux à nous y rendre!

 

A très bientôt, le bureau 44.Bayrou2012.jpg


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Il s'agit du point de vue de Sylvie Goulard Députée Européenne pour le grand Ouest, publié dans Le Monde aujourd'hui 10 août 2011.

Point de vue | le Monde.

par Sylvie Goulard, députée européenne ..(ALDE)

Après le sommet de la zone euro du 21 juillet, le président de la République a écrit aux élus nationaux. Le souci de Nicolas Sarkozy de rester en phase avec les autorités allemandes et sa volonté d'associer les parlementaires nationaux à la consolidation de l'euro méritent d'être salués : l'Allemagne est un partenaire essentiel et le Parlement a un rôle important à jouer pour que soient enfin respectés les engagements de la France en matière de discipline budgétaire. Toutefois, ni le "franco-allemand", ni les institutions nationales ne suffiront à asseoir la légitimité politique de la zone euro. La méthode que la chancelière et Nicolas Sarkozy privilégient soulève trois difficultés majeures.

D'abord, cette méthode n'est pas efficace dans la crise. La contagion gagne du terrain, touchant désormais l'Espagne et l'ltalie. Le plan adopté au forceps, fin juillet, comporte des éléments positifs, comme le droit accordé au Fonds européen de stabilité financière (FESF) d'intervenir sur le marché secondaire. Mais soumis à l'aval de 17 Parlements nationaux, le FESF ne peut pas agir immédiatement, en dépit de l'aggravation de la situation après la dégradation de la note américaine. D'où l'obligation, pour la Banque centrale européenne (BCE), de jouer un rôle qui n'était pas prévu, dangereux pour sa crédibilité.

En optant pour une approche intergouvernementale, M. Sarkozy restreint la capacité de réaction de la zone euro. Il demande aux tiers de croire à l'union tout en sacralisant la désunion. Jamais les fondateurs de la monnaie unique n'avaient prévu que nous en restions là.

Cette méthode n'est pas plus convaincante s'il s'agit de doter la zone euro d'une politique économique. La juxtaposition de politiques nationales favorise la cacophonie.
Elle ne règle pas les phénomènes de spécialisation inhérents à une zone monétaire. L'euro a besoin de politiques communes. Et à cet égard, le "franco-allemand" est en panne : la France sape la liberté de circulation (Schengen), ce qui dessert la mobilité du travail ; l'Allemagne opère seule des choix énergétiques majeurs. Les deux pays s'opposent farouchement à la mise en place d'un budget européen digne de ce nom ou encore à l'émission conjointe d'obligations (eurobonds), qui seraient pourtant bien plus efficaces que les rachats de titres sur le second marché.

Nicolas Sarkozy prône la coordination des politiques nationales alors que les dix dernières années en ont montré les limites : les gouvernements nationaux de plusieurs Etats membres (dont la France encore récemment, et même l'Allemagne en 2003) ne se sont pas sentis liés par leurs engagements de discipline budgétaire, ni par les stratégies européennes destinées à accroître la compétitivité.

En proposant "un véritable gouvernement de la zone euro dont la réunion au sommet des Etats doit être l'élément central", le président nous demande de faire confiance à ceux qui, par leur désinvolture, ont largement provoqué la crise des finances publiques et ont échoué à créer la croissance. Les conclusions du 21 juillet vont dans le bon sens, avec le "plan Marshall" pour la Grèce ou l'embryon d'une politique fiscale commune mais, sans changement de méthode, elles rejoindront la longue liste des voeux pieux du Conseil européen.

Enfin, la méthode adoptée pose une question majeure de légitimité. Comment l'Europe, berceau de la démocratie, pourrait-elle se contenter d'un "gouvernement" qui ne serait pas élu en tant que tel, qui échapperait à tout débat public et ne serait contrôlé par aucun contre-pouvoir ?

Un tel ersatz ne mérite sûrement pas ce nom. Si chaque gouvernement de la zone euro est légitimement élu et responsable devant le Parlement national pour sa politique nationale, il n'a aucun mandat européen explicite suffisant pour porter l'intérêt général.

Le philosophe allemand Jürgen Habermas comme l'économiste indien Amartya Sen ont chacun dénoncé la dérive anti-démocratique d'une zone euro réduite à une coopération intergouvernementale. Le respect des partenaires sociaux et, plus largement, de la société civile devrait également dissuader de s'engager sur cette voie. Le
risque d'injustice serait d'autant plus grand que le Conseil européen obéit de plus en plus à une logique censitaire : ce sont les Etats les plus riches - voire les mieux classés par les agences de notation - qui imposent leurs vues aux autres.

Ce que vit l'Italie, ces jours-ci, devrait nous faire réfléchir : s'il est normal que les partenaires européens exigent des réformes en contrepartie de leur assistance, la lettre conjointe (non publiée à ce jour) de MM. Trichet et Draghi dictant à Rome un programme de gouvernement, y compris le détail des procédures et du calendrier, suscite en Italie de vives réactions.

Ainsi, le "gouvernement de la zone euro" pourrait bien être soit inefficace, s'il adoptait encore un catalogue de bonnes intentions, soit illégitime et dangereux, s'il instaurait un directoire. Ce dont la zone euro a besoin, c'est de développer progressivement la démocratie par-delà les frontières, en se fondant sur des institutions supranationales et des règles du jeu transparentes. Tel était le projet des pères fondateurs de l'euro. Et même... des pères et mères du traité de Lisbonne.

Il est assez piquant que le président français omette complètement le Parlement européen (PE) alors même qu'en vertu du traité de Lisbonne, conçu à la suite de sa proposition de "mini-traité" de 2007 et rédigé sous la présidence de Mme Merkel, la gouvernance économique européenne ne relève plus désormais de la seule compétence des Etats mais de la codécision (PE, conseil des ministres et Commission).Sylvie-Goulard.jpg

La gouvernance de l'euro a déjà fait l'objet, à Strasbourg, d'un travail approfondi. Six textes en chantier prévoient notamment un renforcement de la discipline, avec des dispositions spéciales pour la zone euro, et une surveillance macroéconomique beaucoup plus poussée qui devrait, par exemple, permettre de contrôler l'endettement privé, la balance des paiements ou le coût unitaire du travail. Le Parlement a eu à coeur d'accompagner ce contrôle mutuel accru d'un débat public et démocratique plus approfondi (dialogue économique avec les ministres des finances, coopération avec les Parlements nationaux via le semestre européen).

Fin juin, deux Etats ont empêché de finaliser l'accord entre le PE et la présidence hongroise : l'Allemagne, qui persiste à vouloir exclure de la surveillance macroéconomique les pays excédentaires, afin d'y échapper elle-même, et... la France, qui a rejeté la demande du PE - soutenue par la BCE - que les alertes lancées par la Commission européenne contre des Etats sur le point de violer le pacte de stabilité soient adoptées de manière automatique.

Qui croirait pourtant à un code de la route où l'appréciation des infractions serait confiée à un conseil des automobilistes souverain plutôt qu'à des radars automatiques ?

L'Europe a besoin de l'échelon démocratique national comme des impulsions franco-allemandes qui servent l'intérêt général européen. Mais l'Europe a aussi besoin d'Europe. L'ambition de la France, pays où a été conçue la Commission européenne et où siège le Parlement européen, ne peut être de confier l'euro à un avatar de la Société des nations.


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