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Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a accordé ce jeudi un
entretien à l'hebdomadaire l'Express :
L'Express : Quelles relations entretiennent le MoDem et les libéraux démocrates du Lib-Dem au Royaume-Uni ?
Marielle de Sarnez : Des liens de proximité existent déjà entre le Lib-Dem et le MoDem puisqu'ils sont tous deux représentés au sein du groupe
parlementaire européen, l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). On connaît Nick Clegg, le leader du Lib-Dem, depuis longtemps. On a travaillé avec lui et participé à des
réunions mutuelles en France et en Grande-Bretagne. Il a participé à nos universités d'été.
L'Express : Un succès de Nick Clegg aux élections
britanniques pourrait-il relancer le MoDem ?
Marielle de Sarnez : On ne peut mélanger la politique britannique et la politique française. Nick Clegg n'a besoin de personne pour conduire sa
politique, il n'a pas besoin de parrainage du MoDem. Il est vrai que le Lib-Dem a un positionnement similaire dans le sens où on considère tous les deux qu'on peut rechercher une voie politique
nouvelle. Nous pensons comme le Lib-Dem qu'il existe un espace politique au centre qui peut apporter de meilleures réponses aux problèmes économiques et sociaux très lourds qu'on constate à
l'échelle nationale et européenne. Nous ne sommes pas condamnés à cette organisation bipolaire de la vie politique.

L'Express : Le vent semble tourner au Royaume-Uni, cela pourrait-il le cas en France ?
Marielle de Sarnez : Cette tentative du Lib-Dem d'imposer une voie nouvelle dans le traditionnel affrontement gauche-droite, comme le MoDem l'a
fait en 2007, est intéressante à analyser. Cette réflexion est également engagée par plusieurs intellectuels aux Etats-Unis, où on se pose aussi la question d'une véritable alternative entre les
Républicains et les Démocrates. Je pense que cette appétence pour une offre nouvelle existe en Europe. Il faut que des attentes soient là et qu'il y ait un projet pour y répondre, c'est ce que
tente de montrer Nick Clegg au Royaume-Uni.
Propos recueillis par Emilie Cailleau.