La délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes a rendu son rapport de suivi des lois relatives à
l'IVG, le 29 octobre 2008.
Il en ressort deux éléments :
Des problèmes liés à l'utilisation des moyens de contraception qui nous amènenet à être un des plus gros pays utilisateur de de contraceptifs, tout en ayant un niveau d'IVG stable (14 pour
1000). Il augmente même chez les mineures. Il faut développer l'information et la sensibilisation, notamment sur les contraceptifs autres que la pilule, afin que chaque femme ait accès au moyen
contraceptif qui lui convient. Cet apprentissage doit se faire dans les établissements scolaires.
L'augmentation des difficultés d'accès à l'IVG due à une non valorisation de l'acte, ce qui conduit les cliniques privées à à se désengager de cette activité, mais plus grave encore,
également les établissements publics. Cette situation contraint de nombreuses femmes à aller se faire avorter à l'étranger. Une des solutions proposées est le développement de l'IVG
médicamenteuse, mais trop peu de médecins sont aujourd'hui habilités à la pratiquer.
Soyons vigilants : l'IVG pourrait être, petit à petit, remise en cause. Non par la loi, mais par les faits.
Cyril BEGUE
Conseiller national Modem