Depuis l'entrée de la Grande Bretagne dans la Communauté Européenne et implicitement du Commonwealth, les importations de Nouvelle Zélande ont entraîné de fait une stagnation des prix depuis plus de 20 ans pour nos éleveurs, alors que les charges de toutes natures, notemment sociales, n'ont cessé de progresser, mettant en péril la survie même des éleveurs.
Les éleveurs ne demandent pas une augmentation du financement de l'Etat, mais une répartition plus équitable des aides, qui profitent aujourd'hui davantage aux céréaliers et aux grands propriétaires, sans parler de Monaco et de la Reine d'angleterre, principaux bénéficiaires.
Ajoutons que sur les plans environnemental et social, c'est un gâchis monumental, quand l'on constate qu'importer des moutons de Nouvelle Zélande est moins coûteux que les élever en France, alors que les éleveurs de Nouvelle Zélande ont du mal à en vivre et que le prix de revient ne tient pas compte de la pollution générée par le transport maritime.
Nos éleveurs ont été très patients, mais nous sommes à un point critique, insupportable, car leur survie dépend de ce qui sera fait ou non.
Alors n'oublions pas de soutenir leurs actions, chaque fois que nous en avons l'opportunité.


Jean-Pierre CHAMARD

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