Positions politiques


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A la suite des articles de presse parus en particulier dans OF et plusieurs autres quotidiens, sur le "recentrage" de François Bayrou, le MODEM 44 a souhaité réagir et a adressé à ses correspondants le Communiqué suivant. 

 

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Nantes le 4 juin 2010

 

Votre article de vendredi 4 juin titré « Bayrou se recentre.. sur sa droite » appelle de notre part une réponse. Je vous remercie de la prendre en considération.

 

Monsieur Bayrou et les militants du Mouvement démocrate, restent « en résistance » lorsque la politique menée ne leur convient pas ! Il est très étonnant de voir au travers de cet article comme par ailleurs dans d’autres billets de presse, la manière dont les propos de F Bayrou ont été exploités et repris par L’UMP. Il suffit pourtant de réécouter la dernière intervention de F Bayrou sur RTL-LCI, pour s’apercevoir qu’il ne parle pas de rapprochement, mais d’indépendance et de liberté, de choix du « chemin le plus difficile » !

Cela n’empêche pas les échanges avec N Sarkozy ou avec le PS, sur les grands problèmes auxquels est confronté le pays ! Contenir le mauvais déficit public, sauver le régime des retraites par répartition,  reconquérir la production industrielle, etc..

Lorsque la majorité gouvernementale abonde dans le sens des idées exposées par F Bayrou, nous ne pouvons que nous en réjouir et F Bayrou les appuyer ! Il est fidèle aux idées que nous avançons depuis longtemps sur ces sujets graves !

Le président du MODEM ne « se recentre pas à droite » il l’a d’ailleurs démenti ! (Le Monde )

Un centre à droite resterait-il un centre ? Nous savons que l’arithmétique élémentaire l'en empêcherait, et souhaitons continuer à travailler sur les projets et avec les hommes qui seront dans la même dynamique, au delà des clivages politiques sclérosants.

Cette soudaine « intox » générale ( AFP, Figaro, Le Monde etc..) n’est nullement justifiée sauf si elle tendait à démobiliser les militants ou électeurs du MoDem?

Il faut parler du fond, ne pas démobiliser ainsi l’électorat et décrédibiliser les hommes politiques, cela éloigne les citoyens du débat politique.

 

MODEM de LOIRE ATLANTIQUE

 


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Chers amis,

 

Depuis quelques jours, on entend un certain nombre de commentaires sûrement très bien intentionnés prétendant que nous préparerions un « changement de ligne », un infléchissement de notre action en direction de l'actuelle majorité, en forme de « retour ».

Cela mérite une mise au point claire et nette pour éviter rumeurs et intoxications.

Nicolas Sarkozy m'a invité à le rencontrer en privé au mois d'avril. Lorsque le président de la République m'invite, hier François Mitterrand ou Jacques Chirac, aujourd'hui Nicolas Sarkozy, je considère comme normal d'accepter cette rencontre. Je fais de même lorsqu'il s'agit du Premier ministre ou des leaders de l'opposition de gauche. La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultés (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d'échanger leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute liberté.

Cela s'impose d'autant plus dans les jours de crise que nous traversons. Devant ces difficultés, que j'avais prédites depuis longtemps, personne ne peut affirmer qu'il a la solution. Tout le monde cherche, tout le monde sait (ou devrait savoir) que nous allons vers des temps difficiles, et dans les temps difficiles il n'est pas inutile de réfléchir ensemble. Nous sommes en désaccord, parfois violent, c'est normal, c'est la démocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. C'est le point de vue que j'ai toujours défendu et que je défends d'autant plus aujourd'hui.

Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c'est le b-a ba d'une démocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.

À ce titre, je revendique avec fierté que nous ayons ces derniers mois tendu la main à une partie de la gauche, social-démocrate, en espérant qu'elle oserait un jour affirmer son identité. Pour l'instant, cela n'a pas été le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer à le faire !

Il n'y a pas de démocratie sans confrontation des idées et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.

Cette rencontre avec le président de la République a eu lieu au moment où trois dossiers étaient ouverts par le gouvernement : la burqa, les retraites, et les collectivités territoriales.

Sur la burqa, sujet épineux, mis en scène d'abord (ne soyons pas dupes) pour des raisons électorales, mais qui trouble beaucoup de Français, particulièrement de femmes, j'ai indiqué que le texte du gouvernement qui dit seulement qu'en France « nul ne doit dissimuler son visage dans l'espace public » me paraissait raisonnable. Si ce texte ne change pas, je le voterai. C'est aussi le sentiment de notre ami Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, seul député musulman de notre Assemblée nationale. Nous sommes ainsi fidèles à notre ligne de conduite : quand une décision nous paraît acceptable, nous votons oui ; si elle ne l'est pas, nous votons non.

Sur les retraites, question très lourde (trente milliards d'euros de déficit cette année), j'ai indiqué qu'une réforme était indispensable. Certains disent que la réforme peut être évitée ! Pour moi, cette position est irresponsable. Donc, si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas contraire, je ne l'approuverai pas.

Des financements nouveaux doivent être trouvés et mettre à contribution des revenus, notamment du capital, qui jusqu'à maintenant échappaient à la solidarité.

Il faut augmenter le nombre d'actifs par rapport au nombre des retraités pour que la charge soit supportable. Cela ne pourra se faire que par une politique qui permette de créer davantage d'emplois en France, par une reconquête de productions nouvelles ou de productions que nous avons laissé s'en aller. Personne n'en parle et c'est pourtant là la clé, la seule clé du problème des retraites, comme c'est la seule clé du pouvoir d'achat, ou de l'intégration par exemple.

Il demeure qu'il faudra travailler plus longtemps ! C'est le courage de le dire.

Comment y parvenir ? Faut-il faire glisser l'âge légal, progressivement, au-delà de 60 ans ? Pour moi, comme pour Dominique Strauss-Kahn, cet âge n'est pas tabou. À condition que soit traitée la question de la pénibilité de certains métiers, ce qui pour l'instant n'est pas fait.

Faut-il augmenter le nombre d'années de cotisations ? Cette solution qui a la faveur du PS et de certains syndicats n'est pas interdite non plus. Mais cela signifie que pour tous ceux qui ont fait ou feront des études, la retraite serait reportée bien au-delà de 65 ans. Les deux solutions ont leurs inconvénients : peut-être faut-il combiner les deux ? Nous en débattrons d'ici au 26 juin, date à laquelle le Conseil national arrêtera nos propositions. En attendant le débat dans nos rangs est ouvert à partir d'une note d'orientation que vous avez reçue il y a quelques semaines (cliquez ici).

En tout cas, je suis décidé à défendre le seuil (aujourd'hui fixé à 65 ans) où on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote même si l'on n'a pas le nombre de trimestres exigé. Ce « filet de sécurité » est très important, par exemple pour les femmes qui ont repris le travail après avoir élevé des enfants, ou pour ceux qui ont connu la « galère » du chômage, ou pour ceux qui ont travaillé à l'étranger, par exemple.

Il faudra enfin penser la vraie réforme, je devrais dire la vraie refondation des retraites, celle qui assurera l'équilibre sur le long terme et permettra à chacun d'adapter librement sa retraite aux conditions particulières de chaque vie professionnelle ou familiale. Pour nous, nous plaidons depuis dix ans pour un système de retraite à points, ou de comptes personnels, où chacun sait, à tout moment, où il en est. C'est le seul moyen, sur le long terme, d'assurer l'avenir de la retraite par répartition. J'ai été heureux de noter sur ce sujet des prises de position nouvelles, par exemple les déclarations de la CFDT. J'ai demandé au gouvernement de faire de cette réflexion sur une réforme à long terme, par exemple à l'horizon 2020 ou 2025, un chapitre important de sa proposition.

En tout cas, il n'existe pour moi aucune possibilité responsable et juste de ne pas faire de réforme. Il suffit, dans les rues de nos villes ou villages, de compter les retraités, de plus en plus nombreux, et les actifs, de plus en plus rares, pour voir que nous allons dans le mur. Et aller dans le mur, cela signifie, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal baisser brutalement les retraites de 10 % ou de 15 %. Cela, je ne l'accepte pas et je ne serai pas complice d'une telle lâcheté.

Enfin sur les collectivités locales, j'ai combattu à la tribune de l'Assemblée nationale, et je continuerai à combattre le projet du gouvernement de faire élire les futurs conseillers territoriaux à l'actuel scrutin cantonal, ce qui serait la consécration du bipartisme, un recul de l'idée régionale, une renoncement insupportable à la parité et au pluralisme. Selon moi, une telle loi serait inconstitutionnelle et définitivement inopportune (lire intervention).

Savoir approuver quand une décision va dans le bon sens, combattre les décisions injustes, cela a toujours été notre ligne de conduite. J'en suis fier et je le revendique.

Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la manœuvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l'oeil et il convient, charitablement, de les détromper...

J'ai, depuis le premier jour, mis en garde contre les risques que faisait courir la politique de Nicolas Sarkozy.

Cela n'a rien à voir avec une mésentente personnelle. Je ne dis pas qu'il n'a aucune qualité, d'énergie par exemple. Je ne lui fais pas porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes : je sais bien qu'il n'est pas directement responsable de la crise, même si cette crise est celle du capitalisme qu'il défendait.

Mais mon jugement n'a pas changé : les orientations de Nicolas Sarkozy ont porté atteinte à des principes pour nous essentiels.

La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal ». Les déficits ont explosé, et pas seulement à cause de la relance. L'éducation est maltraitée, sans vision, et dans une approche uniquement comptable. L'indépendance des médias est mise à mal par la nomination directe des responsables de l'audiovisuel public. Le mélange des affaires privées et des affaires publiques a été une réalité de tous les jours. La séparation des pouvoirs est malmenée. Le président porte atteinte à la fonction qu'il exerce en se présentant constamment comme chef de parti.

Tout cela, je l'ai dit, directement, à Nicolas Sarkozy chaque fois que je l'ai rencontré. Et pour que nul n'ignore quel est mon jugement sur ces graves erreurs, j'ai écrit un livre « Abus de pouvoir » qui n'était ni un pamphlet, ni un mouvement d'humeur, mais un diagnostic et une défense des principes démocratiques et du modèle républicain français.

Nous avons combattu sans relâche ces choix qui ont aggravé la situation de notre pays ou l'ont empêché d'avancer. Ce combat, pour moi, n'a pas cessé et ne cessera pas.

J'observe d'ailleurs que ce diagnostic, que nous avons formulé depuis trois années, et souvent seuls, est aujourd'hui largement partagé.

Tout cela peut-il être corrigé ? Si c'était le cas, tant mieux. Mais cela me paraît, à tout le moins, résolument improbable.

Restent les débats sur le « centre », auquel désormais on semble trouver tant de charmes et de vertus.

Pour moi, les choses sont limpides : un centre indépendant est vital pour la démocratie française. Ce courant politique est un des piliers de la vie publique. Il est le garant du pluralisme nécessaire puisqu'il empêche le simplisme de la bipolarisation droite/gauche. Il conjugue la démocratie avec la République. Il refuse que la guerre des deux camps soit le seul horizon de notre vie publique. Il se bat contre le monopole du pouvoir attribué à qui que ce soit. Il veut à la fois la justice sociale et une économie inventive et créative, c'est-à-dire libre. Il considère que l'éducation est la pierre de fondation de tout progrès humain. Il défend notre patrimoine naturel comme un bien commun et prend au plein sens du terme l'association des deux mots « développement » « durable ». Il pose comme principe que l'économie financière ne doit pas gouverner le monde et doit être régulée. Et il sait qu'un tel projet de société ne se défend pas si l'Europe n'est pas forte, unie et libre. Ce projet politique est en confrontation, et souvent en opposition avec les idéologies portées aujourd'hui par l'UMP et par le PS. Il ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants.

Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aFB12ucune concession, ni sur l'ouverture, ni sur l'intégrité.

C'est pourquoi l'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce soit.

La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse électorale actuelle. Je ne ménagerai pas mes forces pour qu'il se rassemble, et pour qu'il se redresse.

En tout cas, sa mission est de préparer et d'offrir une alternative réaliste, crédible à la politique qui a été suivie depuis trois ans.

C'est parce que je crois à la force et à l'avenir de cette famille politique que j'ai été, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. Cela demande courage et caractère ? Tant mieux ! C'est ainsi que se forgent et s'éprouvent les vraies aventures humaines.

Je vous prie de croire à mon amitié.

François BAYROU


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Voici la lettre adressée par François Bayrou au Premier ministre (dont nous aurions aimé trouver trace et écho dans les médias..de même que pour les propositions du Mouvement démocrate pour les retraites..

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez demandé à notre mouvement de vous transmettre notre analyse et nos propositions sur le mode d'élection des conseillers territoriaux qui se verraient institués par l'adoption de la loi actuellement en discussion devant le Parlement.

Permettez-nous trois remarques préliminaires :


- notre mouvement est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l’instauration d’un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Il s’agit moins de « simplifier », ou de diminuer le nombre de nos élus locaux, que de coordonner de la manière la plus efficace possible l’action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité, qui se révèlent souvent redondantes ou concurrentes, en tout cas trop étrangères l’une à l’autre.

- Nous avons été extrêmement surpris, avant même d’avoir pu répondre à votre interrogation (comme la quasi-totalité des formations politiques de notre pays, à la seule exception de l’UMP et d’un parti associé), de découvrir en commission des lois un amendement du gouvernement tranchant la question dans le sens du scrutin majoritaire à deux tours dans des cantons redécoupés par ordonnance ! Comment, dans un tel scénario législatif, parler de « concertation » ?

- Les sénateurs de notre mouvement, ainsi que leurs collègues du groupe Union Centriste du Sénat, s’étaient laissé convaincre de voter le texte en première lecture en raison de la prise en compte d’un amendement, accepté par le gouvernement, prévoyant que le mode d’élection de ces nouveaux élus locaux permettrait de représenter « les territoires par un scrutin majoritaire » et « le pluralisme et la parité par un complément proportionnel. » Comme vous l’imaginez sans peine, nous sommes profondément choqués par le reniement de cet engagement et déterminés à défendre, contre le gouvernement, les principes sur lesquels un accord avait été trouvé permettant de réunir une majorité en première lecture.

Notre réflexion sur le mode de scrutin n’a pas changé et ses principes sont simples. Nous estimons qu’une loi électorale équitable doit permettre d’assurer plusieurs légitimités :

- une collectivité locale doit assurer équitablement la représentation des électeurs des différents territoires qui la composent. La représentation directe qui permet aux électeurs de choisir leur élu sur sa personnalité est une tradition française qui garantit que le tissu des élus « couvrira » de manière exhaustive et identifiée la mosaïque de ces territoires et des aspirations de ceux qui y vivent. Le mode d’élection qui permet cette représentation est le scrutin uninominal de circonscription ou de cantons équitablement composés sous le contrôle de la loi et de commissions arbitrales pluralistes.

- Deux autres légitimités doivent être prises en compte : celle de la représentation équitable du pluralisme des sensibilités, et celle de la juste parité entre femmes et hommes dans les Assemblées. En effet, le scrutin majoritaire peut conduire au monopole de la représentation au profit d’une ou deux familles politiques, et à la domination voire à l’exclusion d’un sexe de la représentation politique. Pour garantir le pluralisme et la parité, le mode d’élection est la représentation proportionnelle.

- Enfin l’égalité du citoyen devant le suffrage ne peut être satisfaite que par une juste représentation des minorités et des découpages qui n’admettront pas de graves disparités entre circonscriptions. Si ces disparités existaient, elles devraient nécessairement être effacées ou amoindries par des mécanismes de correction. Là encore une représentation proportionnelle est la seule réponse.

Est-il besoin de souligner que parité, pluralisme, égalité des électeurs devant le suffrage forment trois obligations constitutionnelles qui se trouveraient inévitablement mises en cause par le retour en arrière décidé par le gouvernement ? Une telle atteinte aux principes constitutionnels se trouverait d’autant plus sanctionnée par le Conseil Constitutionnel qu’il s’agirait, pour la première fois depuis des décennies, d’un recul par rapport à la situation établie (actuellement un tiers environ des élus concernés sont élus au scrutin de liste proportionnel, répondant donc aux impératifs de parité et de pluralisme) !

Notre proposition est donc celle-ci :

- les conseillers territoriaux devraient être élus pour partie (les deux tiers environ) au scrutin uninominal majoritaire de circonscription à deux tours, assorti de règles d’encouragement à la mixité de la présentation de candidatures pour améliorer la parité.

- Le tiers des sièges restant serait attribué au scrutin proportionnel sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au premier tour. Les sièges seraient attribués aux formations ayant dépassé le seuil de 5 pour cent des suffrages exprimés, après prise en compte des sièges obtenus à l’issue du deuxième tour dans les circonscriptions territoriales.

Ce mode de scrutin qui obéit aux mêmes principes que le scrutin en vigueur en Allemagne permet de satisfaire à la fois tous les critères d’une représentation équitable, territoriale, paritaire et pluraliste. FB-pensif.jpg

Il faut ajouter, de surcroît, que s’agissant d’élire une assemblée unique, là où deux assemblées existaient préalablement avec deux règles de représentation différente, l’équité de la représentation ne peut être sacrifiée sauf à manquer gravement, et pour six ans, aux lois d’équilibre sans lesquelles la démocratie menace de n’être plus que la dictature de la majorité sur des minorités écartées de la représentation.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de mes sentiments distingués.

François Bayrou

20 mai 2010.

 


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Pour contribuer à la réflexion de notre Mouvement, voici huit thèses élaborées après consultations des organisations syndicales et professionnelles qui sont portées au débat!

Dans l'attente de nos contributions et réflexions ou amendements sur le sujet!  

 

 

HUIT THÈSES SUR LA RÉFORME DES RETRAITES

  

1- La réforme est indispensable. Elle est urgente, elle est vitale.

 Deux faits sont certains :

 - cette année, pour payer les retraites des Français il manquera quelque 30 milliards, soit presque l’équivalent du budget de la défense ! ( 11 milliards pour le régime général, 4 milliards pour les autres régimes, plus 15 milliards de retraites de la fonction publique)… Si l’on ne fait rien, ce déficit va se creuser chaque année : il atteindra par exemple 40 milliards pour 2015. De telles sommes à emprunter chaque année pour notre pays, c’est insupportable.

 - à l’avenir, s’il n’y avait pas de réforme, la charge des retraites à payer deviendrait impossible à porter pour les actifs (pour assumer le financement de 10 retraites, on aura en 2010 17 actifs ; en 2020, 15 actifs ; en 2030, 13 actifs ; en 2050, 11 actifs). Cela veut dire concrètement que le revenu de chaque actif sera amputé tous les mois du montant d’une pension de retraite de niveau équivalent ! C’est un risque de véritable « guerre sociale », retraités contre actifs, parents et grands-parents contre enfants.

 

Il faut donc être courageux et décider : la vérité est que la cote d’alerte est déjà dépassée.   

2- Nous voulons sauver le système par répartition. Ne laisser personne sans ressources après une vie de travail, garantir le revenu des retraités par les revenus d’activité, faire que le travail ouvre des droits réels lorsque l’âge de la retraite arrive, tout cela c’est la clé de la cohésion sociale, c’est le système de retraites par répartition : c’est notre pacte républicain.   

3- Refuser la baisse des pensions. Si l’on ne faisait rien et que l’on voulait cependant ne pas alourdir la charge sur les actifs, ce parti pris signifierait une baisse continue et grave des pensions de retraite. Pour nous, c’est insupportable et signifierait là encore, une forme de guerre sociale.   

4- Incontournable à court terme : un juste rééquilibrage financier. « Rééquilibrage » et « juste » : les deux mots ont leur poids. Il faut supprimer le déficit immédiat : cela ne pourra se faire sans élargissement de l’assiette et/ou une augmentation des prélèvements. Mais il est évident qu’aucune augmentation des cotisations ne peut s’envisager sans faire contribuer plus fortement des revenus qui aujourd’hui échappent en tout ou partie aux prélèvements (stock-options ou revenus financiers par exemple).   

5- Incontournable à moyen terme : rééquilibrer le nombre d’actifs par rapport au nombre des pensionnés. Quelle que soit la décision prise, on connaît le résultat qu’elle doit atteindre, davantage d’actifs par rapport aux retraités dont ils ont la charge. Quelle que soit la piste évoquée, allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (avec conséquence à craindre sur le niveau des pensions de ceux qui n’auront pas complété leurs trimestres), ou fixation plus tardive de l’âge légal de la retraite (avec conséquences négatives sur les carrières longues de ceux qui ont commencé le plus tôt), ou un mixte des deux options, elle devra nécessairement conduire à ce résultat.  

6- Et donc, la question centrale est celle du travail. Si, en effet, une approche purement arithmétique amenait à modifier l’âge de la retraite ou la durée de cotisation, en gardant le même taux de chômeurs dans la tranche d’âge précédant la retraite, cela signifierait simplement que l’on ferait prendre en charge par l’assurance chômage et les allocations diverses les sommes aujourd’hui à la charge des régimes de retraite. La question de la réforme des retraites est donc intimement mêlée à la question du travail au-delà de 55 ans, et à la question du travail tout court. Si nous continuons à voir disparaître des emplois, la question des retraites serait sans solution. Un chômeur de plus, c’est une retraite de plus qui n’est pas financée. Une politique de reconquête de la production industrielle et agricole, de développement des services, du tourisme et des métiers de l’environnement, est nécessairement, par la création de vrais emplois, la clé d’une résolution de la question des retraites.   

7- Prendre en compte la pénibilité et l’espérance de vie. Rien ne serait plus injuste que de traiter identiquement des situations fondamentalement différentes : certains métiers offrent une très longue espérance de vie ; d’autres, au contraire, pèsent sur cette espérance de vie. Il faut en tenir compte dans les décisions à prendre.   

8- Si l’on veut que cette réforme ne soit pas seulement celle du court terme, il faut dessiner l’architecture d’une organisation équilibrée des retraites, en prévoyant son instauration, par exemple à dix ans. Ce régime du futur doit, selon nous, répondre à plusieurs exigences :

  - rester un régime par répartition ;

  - être transparent pour le salarié en l’informant à tout moment des droits acquis au fur et à mesure de sa vie professionnelle.

  - être équilibré par définition, souple, respectueux des choix de vie différents des actifs et des futurs retraités, permettant à ceux qui le veulent de travailler plus longtemps ;

  - il doit récompenser ceux qui travaillent plus longtemps par des pensions très améliorées ;

  - il doit garantir tous les droits acquis par les cotisants et les retraités avant son instauration ;

  - il doit unifier le plus possible les régimes de retraite ;

  - la responsabilité de la gestion de ce régime devrait être confiée non pas au pouvoir politique, mais aux partenaires sociaux ;

  - l’entrée dans ce « régime du futur » devrait être longuement et soigneusement préparée.  

Pour répondre à ces définitions, c’est le régime par points, à la carte, avec droits garantis, ou bien un régime de comptes personnels, ou « notionnels » qui nous paraît la piste la plus appropriée.

Ce régime qui comptabilise au long de la vie les droits acquis par les personnes, devrait s’accompagner de la fixation d’une retraite-plancher de niveau convenable. Ce devrait être un chapitre essentiel de la réforme que de définir ce régime de l’avenir et de fixer un horizon pour sa mise en place.

  Contributions à adresser par mail avant le 20 juin prochain!...

 http://www.mouvementdemocrate.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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fesneau-speaking.jpgMarc Fesneau, Secrétaire Général du Mouvement Démocrate, s'est déclaré solidaire du mouvement des agriculteurs qui expriment aujourd'hui leurs inquiétudes en manifestant dans la capitale.

« Après les éleveurs, les viticulteurs, les maraîchers, le secteur des grandes cultures manifeste à son tour sa colère et, plus grave encore son désespoir » a déclaré Marc Fesneau.

« Cette crise est une crise de la dérégulation des marchés. C'est ce qui a entraîné des fluctuations de près du simple au triple du prix des céréales. C'est, aujourd'hui, la survie même de milliers d'exploitations agricoles que l'on croyaient solidement installées qui est en cause ».

Dans un pays comme le notre marqué par une histoire agricole et alimentaire forte, où un grand nombre de territoires ont été façonnés par l’activité agricole, on ne peut abandonner l’agriculture à la simple loi aveugle du marché.

Dans un contexte où les crises alimentaires se multiplient ces dernières années à travers le Monde, la France et l’Europe doivent se donner les moyens d’assurer un revenu juste pour les exploitants agricoles, de conduire la transformation de notre agriculture vers un modèle durable et plus respectueux de l’environnement et enfin de construire un modèle de production agricole respectueux et équilibré, avec les pays de sud afin que ceux-ci puissent garantir leur propre subsistance.

« Ce qui est en jeu ici c’est la question de notre modèle agricole, d’un certain modèle économique français et européen».

La PAC qu’il conviendra de réformer doit garder ce qui a fondé sa création.

Par ailleurs, le gouvernement doit profiter de la présidence française du G20 pour obtenir des grands dirigeants de ce monde une protection particulière du marché mondial des produits agricoles contre les spéculations excessives et la fluctuation déraisonnable des cours. C’est l’un des rôles que doit assumer la France dans le concert des Nations ».

"Il ne suffit pas de dire que l’on aime l’agriculture, il faut désormais agir, c’est une urgence vitale pour des milliers d’hommes et de femmes qui ne ménagent pas leur peine et ne demandent qu’à vivre de leur travail ".


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Communiqué adressé à la presse le 21 avril 2010.

 

Un volcan qui éclaire ?

 

Le Mouvement Démocrate de la Loire Atlantique demande des éclaircissements.

Les récents évènements liés aux nuages de cendre du volcan d’Islande, ont prouvé hier, 20 avril 2010, la capacité d’absorber à Nantes, un trafic bien supérieur au trafic habituel géré par les infrastructures de notre aéroport, tant au plan de l’aérogare, que des pistes et de la gestion des vols !

Le Directeur de l’aéroport lui même, Monsieur François Marie explique posément qu’avec 20 000 passagers : « On a atteint nos capacités maximales. Mais pour nous, c'est comme lorsqu'un hôtel affiche complet, ni plus ni moins. On sait gérer cet afflux. »

Cet afflux n’a pas posé problèmes, mais il soulève de graves questions adressées aux élus porteurs du projet de Notre Dame des Landes : puisqu’il n’y a pas saturation de Nantes Atlantique, pourquoi réellement vouloir créer une autre plate forme aéroportuaire ? Quels arguments pour un tel projet ?

Nous demandons que cette preuve nouvellement faite, de la capacité de gérer parfaitement un flux de 20 000 passagers/jour (soit 7,3 millions de passagers pas an au lieu de 2,6 actuellement) soit portée au dossier contre la nouvelle plate forme aéroportuaire de Notre Dame des Landes!

Nantes Atlantique n’est pas saturé, ce volcan aura participé à éclairer tous les observateurs !!

Nous continuons à affirmer notre préférence pour la mise en place d’un projet de transport ferroviaire structurant d’ampleur régionale, et l’amélioration des transports collectifs.

 

  


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www.jeunes-democrates44.fr

 

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Les Jeunes Démocrates 44 font 7 propositions pour redonner vie au débat politique


Les candidats élus et non-élus lors du scrutin de dimanche, doivent se mettre au travail pour

réconcilier les citoyens et la politique : en effet seuls 51% des français se sont déplacés, sans oublier les 4,5% de votes blancs et nuls. Rappelons également que de nombreux français ayant le droit de vote ne sont pas inscrits sur les listes électorales.


Les causes de cette abstention massive sont multiples :

· Désillusion des citoyens qui ne croient plus dans le pouvoir du politique (l'abstention est

d'ailleurs plus grande chez les jeunes et dans les milieux populaires).

· Système électoral favorisant le bipartisme et niant ainsi la diversité d'opinion.

· Méconnaissance des compétences des collectivités locales.

· Manque de proximité avec les élus.

· Rôle des médias qui privilégient les polémiques plutôt que les débats de fond.Nous pensons que les citoyens attendent avant tout des réponses concrètes par exemple en matière d'emploi (nos propositions pour lutter contre le chômage des jeunes sont disponibles sur www.jeunes-democrates44.fr)  mais nous faisons également 7 propositions visant à redonner de la vie au débat politique :


1. Reconnaissance du vote blanc : nous devons avoir la possibilité de voter tout en disant que
les candidats présentés ne nous conviennent pas


2. Tendre vers le non cumul des mandats : cela permettra d'avoir d'avantage d'élus différents
et donc d'avantage de proximité avec les citoyens


3. Introduire d'avantage de proportionnelle dans les scrutins : savoir que nos idées ne
seront pas représentées car minoritaires n'encourage pas à voter


4. Favoriser le droit de pétition, les référendums locaux et les référendums d'initiative: la démocratie ce n'est pas voter tous les 5 ans mais c'est avoir la possibilité de

populaire défendre ses idées auprès des élus.


5. Obligation pour France Télévision d'organiser un débat électoral en prime time avec des débat locaux lors des élections locales dans
les deux semaines précédant le scrutin.


6. Obligation de faire paraître chaque année dans les journaux des collectivités un état d'avancement des promesses électorales car les citoyens feront d'avantage confiance à des é
lus qui leur rendent régulièrement des comptes et cela poussera les élus à tenir leurs promesses.


7. Renforcer le rôle de l'opposition (transmission des dossiers au minimum deux semaines
avant les conseils, accès à toute information utile sur simple demande, …).



Contacts: Cyril BEGUE Président, cyril.begue@laposte.net 06 77 81 72 15
Gaël THIERRY Vice-Président, thierrygael@yahoo.fr 06 82 31 43 45

Hélène TELLE Secrétaire, helene.telle@yahoo.fr 06 25 02 72 82


Nantes, le 24 mars 2010

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JR01.jpgCommençons par dire à tous ceux qui ont voté pour les candidats du Mouvement démocrate, dimanche dernier, que le faible score des listes qu'il présentait ne signifie pas qu'ils sont dans l'erreur. La vie politique est coutumière de ces passages brutaux de la cime aux abymes et... réciproquement. Se souvient-on que la candidate écologiste lors de la présidentielle de 2007 n'avait recueilli que 1,5 % des suffrages alors que ses camarades d'aujourd'hui sont à 12,2 %, ce qui est d'ailleurs inférieur aux 16,2 % des européennes de l'an passé ?
Mais venons-en à l'essentiel, c'est-à-dire au message et à la stratégie politique. Pour beaucoup, l'absence de positionnement clair du MoDem dans le jeu des alliances de droite ou de gauche est responsable de la forte baisse du potentiel électoral qu'avait recueilli
François Bayrou en 2007. "Où êtes-vous finalement ?" ne cesse-t-on de nous dire. Eh bien nous sommes au centre, et nous y restons. Face aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté, il n'y a pas un camp qui, à lui tout seul, détienne la vérité, possède le catalogue des réformes à accomplir, et plus encore la méthode pour les faire accepter. Réfléchir ainsi revient à privilégier des approches idéologiques qui sont des impasses, et, pire encore, des mensonges. Nicolas Sarkozy a commencé son quinquennat avec des habits très libéraux et le voici apparemment devenu étatiste depuis que la gravité de la crise s'est fait sentir... Les socialistes, avec leurs seuls alliés d'Europe écologie et du Front de gauche mettront-ils en avant leurs idées du passé, faites d'accroissement de la fiscalité, de centralisme étatiste, auxquels beaucoup d'entre eux ne croient plus réellement ? Tout cela constitue autant d'incapacité à agir et d'énergie gaspillée.

Etre au centre, c'est sentir le besoin de dépasser les clivages archaïques à un moment où notre pays n'a pas d'autre choix. Cela ne signifie nullement détenir une "troisième vérité, ni de droite ni de gauche". Soyons lucides, notre peuple est fatigué et collectivement déprimé, même si, heureusement, la vitalité individuelle reste grande dans la vie quotidienne de chacun. Quant à l'Etat, il dispose de très peu de marge de manœuvre – notamment budgétaire – pour se transformer. Au Mouvement démocrate, nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution que de privilégier l'écoute des personnes souffrant de la crise et concernées par les réformes et que d'être obsédé par l'exigence de justice sociale. C'est le contraire de ce que fait le gouvernement aujourd'hui. Nous appelons cela le projet humaniste.

Nous pensons que les Français ne sont pas très loin de ce point de vue, même si cela ne les a pas conduits à nous apporter suffisamment leur suffrage. La très préoccupante abstention de dimanche dernier est un rejet de la classe politique, qui nous inclut bien évidemment. Quant au vote de la minorité qui s'est exprimée, elle pourrait laisser croire à un retour de la bipolarisation "droite-gauche" traditionnelle. Il faut être plus fin dans l'analyse. Il est devenu banal de voter pour un camp lors d'une élection, et pour le camp adverse à l'élection suivante. Ce zapping électoral, que certains assimilent à du consumérisme politique, démontre, s'il le fallait, qu'il n'y a plus de vote d'appartenance, et constitue aussi, d'une certaine façon, une forme d'appel au dépassement des clivages idéologiques.

L'autre cause supposée de notre échec serait l'obsession présidentielle de François Bayrou. Ne refusons pas d'en débattre, et allons ici aussi au fond des choses. Le Mouvement démocrate est né de la percée que son leader a accomplie en 2007, rompant avec ce qui se faisait depuis plusieurs décennies. Il a libéré le centre de son asservissement à une droite dont on pouvait déjà pressentir que, avecNicolas Sarkozy elle irait à rebours des avancées démocratiques et sociales indispensables pour redonner à notre peuple cohésion et confiance en lui-même. Reste que le jeu institutionnel en France est aujourd'hui verrouillé. Il est fait pour cet affrontement destructeur de la gauche contre la droite.

L'essai qui a été marqué par François Bayrou lors de la dernière élection présidentielle ne pourra être transformé que par une autre élection présidentielle. Pour cela, il faudra cette fois-ci construire de nouvelles alliances, qui devront à la fois s'atteler au fond des réformes à entreprendre, mais aussi à la forme de notre vie politique et de sa représentation démocratique. Chacun sera mis face à ses responsabilités. Est-ce en s'appuyant sur les amis de M. Mélenchon que les socialistes pourront reconquérir le pouvoir ? Est-ce en restant sous le carcan étouffant d'une UMP totalement sous contrôle présidentiel que les humanistes de centre droit pourront faire entendre leur voix ? Ces questions, nous les poserons le moment venu à tous les Français, dans la transparence, et alors que les effets dévastateurs de la crise économique et sociale continueront à faire de très lourds dégâts, élargissant le rassemblement – espérons-nous – de ceux qui seront prêts à penser et à agir autrement.

Ce n'est pas un pari. Même si ce choix est exigeant, pour tous les démocrates, c'est la seule voie à suivre.

Robert Rochefort est député européen et membre du bureau exécutif du Mouvement démocrate


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Communique de presse

15 mars 2010 

 

 

Je remercie vivement les électeurs qui se sont prononcés pour la liste « Pays de la Loire Démocrates » que j’ai eu le plaisir de conduire.

Avec les candidats des 5 listes départementales, je regrette que les électeurs n’aient pas porté notre résultat au-delà de 10% et cru que le MODEM pouvait représenter une vraie « 3eme voie » dont se revendiquent des listes qui se perdent déjà en transactions ou débauchages.

Nous avons donc décidé de ne donner aucune consigne de vote pour le second tour et laissons évidemment chacun libre de son choix.

Nous regrettons le détournement des citoyens de la politique, l’abstention grave et un bipolarisme néfaste pour l’expression du pluralisme et de la démocratie.

Nous allons continuer à inventer une nouvelle façon de faire de la politique sans compromissions et en associant les citoyens, dans la voie du rassemblement et de l’indépendance.

  

Patricia Gallerneau Tête de liste MODEM « Pays de la Loire Démocrates »

et l’ensemble de ses colistiers

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Nous venons d'apprendre (28/01/2010, 23h30) par le responsable du CLGBT, que le planning familial a été l'objet des mêmes "collages".

Communiqué du Mouvement Démocrate (27 janvier)
Le Centre Lesbien, Gay, Bi et Trans (CLGBT) de Nantes a été, cette nuit, la cible de dégradations : la façade a été recouverte d' autocollants faisant l'amalgame entre l'homosexualité et la pornographie et expliquant que l'avortement et l'union homosexuelle étaient à l'origine de la destruction de la famille.
Patricia GALLERNEAU, tête de liste MoDem aux élections régionales, le Mouvement Démocrate 44 et les Jeunes Démocrates 44 condamnent  fermement ces actes et rapellent leur attachement aux principes de respect, de tolérance et de liberté.


Communiqué du CLGBT (28 janvier)
Le Centre LGBT de Nantes a été victime de dégradations à caractère discriminatoire dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 janvier 2010.
Une dizaine d'autocollants a été collée sur la vitrine, signés du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France, groupe inconnu des mouvements religieux de Nantes.
Ces dégradations font écho à une action similaire survenue à la même époque en 2009. Nous n’avions alors pas porté plainte, jugeant ces provocations comme des actes d’homophobie ordinaire.
Le Centre LGBT de Nantes a déposé une nouvelle plainte (la dernière remontant à juin 2009 pour un acte de vandalisme non revendiqué sur la vitrine) et condamne les amalgames entre homosexualité et pornographie, ainsi que les propos accusant l’union homosexuelle, l’avortement et l’euthanasie d’être à l'origine de la destruction de la famille.
Cet acte renforce l’idée que notre action est nécessaire et que notre existence est indispensable au maintien des libertés lesbiennes, gays, bi et transidentitaires.
Nous rappelons que nous vivons dans un pays où l’homophobie est passible de poursuites judiciaires au même titre que tout autre type de discrimination.
Le Centre tient à remercier les nombreux élus, associations membres, partenaires, adhérents et sympathisants pour leurs nombreux témoignages de soutien.

Laurent MARTINEZ
Responsable légal du Centre LGBT de Nantes

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COMMUNIQUE DE PRESSE (08/01/2010)     collect.jpg

 

Le CDH : de la colère à la révolte !

Le Collectif des démocrates handicapés (CDH) dénonce la « marchandisation » et le commerce qui se préparent sous l'autorité de N. Sarkozy, concernant la dépendance et sa prise en charge financière.

Le Président a déclaré, lors de la présentation de ses voeux, que le dossier de la dépendance serait un dossier important en 2010 !
 Il aurait pu ajouter que c'est un dossier capital pour le 21ème siècle, pour l'ensemble de la population. Ce dossier qui devait être soumis aux assemblées fin 2009 a en fait été remis à....un an. Le CDH n'est pas dupe de ces « effets d'annonce » destinés à un public mal, ou pas, informé sur la question.

Le CDH ne peut faire confiance au Président et à son gouvernement pour qu'ils proposent à la nation un projet cohérent concernant la dépendance (ou un « 5ème risque »), alors qu'il n'ont pas été capables d'appliquer ce qui est déjà dans l'article 13 de la loi du 11 février 2005, qui affirme la « suppression des critères d'âges en matière de compensation du handicap dans un délai de cinq ans». Ce délai est maintenant atteint ! Nous sommes en 2010 : « la barrière » des 60 ans existe toujours et, selon qu'elle soit avant ou après, la personne handicapée ne bénéficie pas des mêmes droits à compensation !

Le CDH constate aussi que, parallèlement à cela, l'augmentation du coût des mutuelles va obliger un grand nombre de personnes handicapées ou de personnes âgées à s'en priver, au détriment de leur couverture médicale. Une réelle précarisation sanitaire menace ces personnes vulnérables. Vivant pour un grand nombre sous le seuil de la pauvreté, elles viennent de plus en plus grossir les rangs des clients des associations caritatives dispensatrices d'aides alimentaires.

On constate une régression très grave quant à la politique menée vis-à-vis des personnes handicapées. Il a fallu que le Conseil constitutionnel rejette un amendement qui remettait en cause l'obligation d'accessibilité pour les nouveaux bâtiments. Il y a un report des mesures concernant l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés. Etc.

2010 est déclarée « année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale » : le CDH participera à toutes les manifestations qui pourront être organisées dans ce cadre.  Le CDH s'associera aussi à celles qui se dérouleront le 29 mars dans diverses localités. C'est la date anniversaire des deux ans du grand rassemblement de 30 000 personnes handicapées et leurs proches à Paris

Il y a deux ans il s'agissait d'un cri de colère !
Il était annonciateur de la révolte qui se prépare !

 


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François Bayrou était l'invité de la matinale de Nicolas Demorand sur France Inter, aujourd'hui mardi 24 novembre.
Le Président du Mouvement Démocrate s'est notamment exprimé sur la situation des sans-papiers en France, appelant à la régularisation de ceux "qui travaillent, qui paient leur impôts, qui paient les charges sociales", déplorant qu'ils soient "clandestins aux yeux du ministère de l'Intérieur mais parfaitement réguliers aux yeux des ministères des Finances et des Affaires sociales". 
 

"C'est impossible, c'est une raison de trouble très profond, ce sont des gens qui se cachent. Leurs employeurs savent très bien dans quelle situation ils sont et donc je pense qu'il faudra trouver un moyen de leur rendre ou de leur donner les papiers qu'ils devraient avoir", a précisé François Bayrou.

"Cela fait sept ans que Nicolas Sarkozy est aux responsabilités en France sur les problèmes de sécurité. Cela fait sept ans que les choses ne bougent pas aussi vite qu'il l'avait annoncé et même, on a l'impression que sur bien des domaines cela revient en arrière. Donc, qu'il arrête de faire des annonces, de faire de la communication sur ce sujet et qu'il fasse le travail", a-t-il affirmé.

François Bayrou a conclu sur "le délit de solidarité", visant les personnes qui aident des sans-papiers et dont la réalité est contestée par le gouvernement, est bien réel en France. "Oui je crois que cela existe et je pense que ce n'est pas le côté dont on voudrait être fier pour la France", a-t-il conclu.

Concernant la nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF, le Président du Mouvement Démocrate a estimé qu'il y avait "une atteinte à la logique d'EDF", lorsque Henro Proglio avait expliqué que celle-ci "accompagnera le développement de Veolia", ajoutant que "cela ne devrait pas être un but stratégique pour une entreprise publique française d'accompagner le développement d'une entreprise privée."

"On ne devrait pas être à la tête d'une entreprise publique en ayant à l'esprit l'intérêt d'une entreprise privée". 'Il devrait y avoir une séparation nette entre les deux. Cela n'y est pas et c'est une atteinte au principe et même à la logique d'une entreprise qui devrait être là pour servir les Français et développer l'électricité française", a-t-il conclu.

François Bayrou a aussi révélé le nom du candidat qu'il entend proposer pour conduire la liste aux prochaines élections régionales en Ile-de-France.

Alain Dolium, 42 ans, chef d'entreprise, adhérent depuis deux ans du Mouvement Démocrate, militant sans fonction élective dans le Val-de-Marne (94), "est un garçon d'origine antillaise. C'est quelqu'un qui a un parcours qui répond à la question de l'ascenseur social en panne (...) celle qui fait que quand vous êtes d'une certaine origine, d'un certain milieu social ou que vous n'avez pas les secrets de l'éducation, de la vie sociale, il y a toujours un moment où, quand vous essayez de monter, on vous rabaisse", a expliqué François Bayrou.

"Alors, c'est un garçon qui a déposé sa candidature parce qu'il était adhérent chez nous. J'ai beaucoup aimé qu'il fasse ce parcours, dans le monde de l'entreprise, des technologies nouvelles, lui qui venait des cités". "Il est préoccupé et j'allais dire obsédé par le fait d'offrir aux jeunes garçons et aux jeunes filles qui n'ont pas cette chance, le moyen aussi de prendre l'ascenseur social. Je trouve que c'est un très bel exemple de ce qu'on devrait faire dans la société française", a-t-il ajouté.

"Ce soir, je proposerai un certain nombre d'investitures et je crois que nous allons changer, par ces investitures, le climat des régionales", a-t-il précisé en ayant pour objectif "de combler le gouffre qui existe entre les citoyens et les pouvoirs".


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Communiqué de presse 3eme section et section de Nantes 
30 octobre 2009


Les sections MoDem de Nantes et de la 3ème circonscription demandent la tenue

d'une table ronde en urgence sur l'avenir des familles Roms de l'Agglomération Nantaise

Jeudi 29 octobre, un camp de Roms a été expulsé, déplacé devrait-on dire puisque une

centaine de familles s'est réinstallée à Coueron, sur des terrains inondables, puis à Indre et Saint Herblain.

Le statu quo ne peut plus être maintenu, que ce soit pour les riverains ou pour ces réfugiés.

Nous demandons que soit organisée au plus vite, comme le demande le collectif Romeurope, une table ronde réunissant les familles, les associations, les municipalités concernées et la préfecture afin de trouver des solutions acceptables et durables pour ces citoyens européens.


Contacts :

Sylvie TASSIN, Présidente de la section MoDem de Nantes, 06 87 19 80 09

Franck MEYER, Président de la 3ème section MoDem 44, 06 07 95 71 28


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Le Conseil national du Mouvement Démocrate s’est réuni samedi 24 octobre 2009 de 9h30 à 14h.

Il a adopté les résolutions suivantes :


Résolution n°1 adoptée à l’unanimité

Une liste investie par le Mouvement Démocrate sera présente dans toutes les régions pour les élections régionales de 2010.


Résolution n°2 adoptée à l’unanimité

Le principe de la création d’un « fonds de solidarité pour l’engagement » est arrêté.

Résolution n°3 adoptée à l’unanimité moins une voix contre et deux abstentions

95% des dons fléchés seront reversés aux Mouvements départementaux. 25% des cotisations seront reversées aux Mouvements départementaux, sous réserve de clauses différentes contenues dans les contrats d’objectifs conclus entre le Mouvement Démocrate et chaque Mouvement départemental.

...


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